Thomas Kiriazis, cet avocat dont la résidence d'Outremont a été la cible de cocktails Molotov mardi matin, vient de recevoir de nouvelles menaces à son bureau d'affaires lavallois. Des policiers sont présentement sur place pour enquêter, a appris Cyberpresse.

En fin d'après-midi, un individu a appelé au bureau de M. Kiriazis, pour lui parler. «La voix a dit à la secrétaire que M. Kiriazis serait mort dans trois jours», a indiqué l'avocate Virginie Paquet, qui travaille pour M. Kiriazis depuis 11 ans.

«C'était une voix modifiée. Presque une voix d'enfant», a-t-elle précisé.

La police de Laval confirme avoir dépêché des enquêteurs pour vérifier les faits. «Ce n'est pas clair pour l'instant quelle était la nature des menaces, ni si c'est un homme ou une femme qui les a proférées», a souligné le porte-parole Franco di Genova.  

Selon ce qui est apparu sur l'afficheur téléphonique, l'appel de menace provenait du restaurant Toto's, a indiqué Me Paquet. Cet élément jette encore plus de confusion dans cette histoire, puisque le restaurant en question est situé à la Place Olympia, un centre commercial de Laval appartenant au beau-père de Thomas Kiriazis.

Me Kiriazis, un avocat qui s'occupe de causes civiles, assure qu'il n'a aucune idée pourquoi il fait l'objet de menaces depuis deux semaines. Il a dû embaucher une firme de sécurité privée, après que des individus louches eurent sonné à la porte de sa résidence à la fin septembre.

Puis ce mardi, à 4h56, l'avocat, sa femme et ses trois enfants ont été réveillés par le fracas de la fenêtre du salon, à travers laquelle des individus ont lancé deux cocktails Molotov, qui ne se sont pas enflammés. Les pneus de la voiture de sa conjointe ont été crevés par un autre individu. L'événement a été capté par des caméras de surveillance.

L'avocat rencontrait des enquêteurs du SPVM cet après-midi au sujet de cette série de menaces. Il assure qu'il n'entretient aucun lien avec le crime organisé, contrairement à ce qu'a affirmé le chroniqueur Claude Poirier hier.

«Les policiers m'ont dit qu'il s'agit d'un avertissement. Le problème, c'est que je ne sais pas qui m'avertit, et pourquoi», a-t-il indiqué en entrevue mercredi.

L'avocat dit avoir épluché l'ensemble de ses dossiers pour essayer de voir quel client ou adversaire pourrait lui en vouloir ainsi, sans trouver de piste sérieuse.