L'ex-brigadier général Daniel Ménard fera face à la cour martiale le 21 juillet, à Montréal, soit un an après avoir été formellement accusé d'avoir entretenu une relation avec l'une de ses subordonnées en Afghanistan et d'avoir tenté de nuire à l'enquête.

Mis à jour le 14 juill. 2011
Pierre-André Normandin LA PRESSE

L'homme qui commandait les Forces canadiennes en Afghanistan avait été démis de ses fonctions et rapatrié au pays quand sa relation extra-conjugale avait été éventée. Il est en effet interdit aux soldats, même les couples mariés, d'avoir des relations sexuelles lorsque déployés en mission. Le lieutenant-colonel Louis-Vincent d'Auteuil présidera la cour martiale. Daniel Ménard, qui a quitté l'armée le 17 décembre dernier pour prendre sa retraite, fait face à deux chefs d'accusation pour comportement préjudiciable au bon ordre et à la discipline.

Déjà, sa subordonnée, la caporale-chef Bianka Langlois, a été reconnue coupable de conduite préjudiciable au bon ordre et à la discipline, lors d'un procès tenu le 28 septembre. Elle a été réprimandée et a dû payer une amende de 700 $.