Le militant montréalais Jaggi Singh, accusé lors du sommet du G20, cet été, était de retour en cour mardi, à Toronto, pour contester ses conditions de remise en liberté.

LA PRESSE CANADIENNE

M. Singh désire que le tribunal révoque lesdites conditions, qui comprennent une interdiction de manifester, de contacter ses co-accusés, l'impossibilité de quitter le domicile montréalais de ses garants sans une note et l'impossibilité de posséder un passeport ou un téléphone cellulaire.

L'homme considère que ces restrictions sont sévères compte tenu de la nature des accusations qui pèsent contre lui. M. Singh fait face à des accusations reliées à la conspiration. En dehors de la salle d'audience, il a affirmé que ses conditions de remise en liberté étaient similaires à celles imposées aux individus accusés de crimes violents.

M. Singh est un animateur communautaire auprès de la Convergence des luttes anticapitalistes et de l'organisme No One Is Illegal - Montréal.

«Ces conditions ne devraient pas s'appliquer dans cette situation, a-t-il dit. C'est une tentative de la Couronne de dénigrer les animateurs communautaires en faisant croire qu'ils sont dangereux pour le public, ce qui est faux.»

Il a ajouté que le fait d'aller de l'avant avec la contestation était une victoire en soi.

«Ce n'est pas une question de gagner ou de perdre. Ce qui est plus important est de faire avancer la lutte, de poursuivre le combat judiciaire.»

Singh est accusé de complot pour commettre un méfait et complot en vue d'agression et d'obstruction des forces policières.

Un interdit de publication frappe les arguments et les preuves présentés en cour. L'audience devrait se poursuivre jusqu'à jeudi.

Plus de 300 personnes ont été accusées après que la police ait mené des arrestations massives lors du sommet. Plusieurs ont vu les accusations retenues contre eux abandonnées.