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Ontario: des femmes outrées par le jugement sur la prostitution

Des groupes de femmes du pays sont en colère à la suite d'un jugement de la... (Photo: AFP)

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La Presse Canadienne
Montréal

Des groupes de femmes du pays sont en colère à la suite d'un jugement de la Cour supérieure de l'Ontario qui a invalidé des articles des lois canadiennes en matière de prostitution.

La juge Susan Himel a tranché en faveur de la contestation visant à décriminaliser la prostitution. Des sections du code criminel sont ainsi retranchées en Ontario dont: tenir une maison de débauche, vivre des fruits de la prostitution et communiquer pour des fins de prostitution.

Pour la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES), ce jugement nuit à tout le travail réalisé autour de la question de la violence envers les femmes depuis des décennies. Sa porte-parole, Diane Matte, affirme qu'il faut se questionner sur l'industrie du sexe basée sur l'exploitation, la domination et le profit sur le dos des plus vulnérables.

Pour sa part, Jeannette Corbiere Lavell, présidente de l'Association canadienne des femmes autochtones (AFAC), souligne que les femmes autochtones sont surreprésentées et victimisées dans l'industrie du sexe, ce qui témoigne du lien entre le racisme et la misogynie dans la prostitution. Selon elle, le fait de décriminaliser l'industrie du sexe contribuera surtout à augmenter la marchandisation des femmes à des fins de traite et de prostitution.

La porte-parole de l'Association canadienne des sociétés Élizabeth Fry, Kim Pate, affirme que la décriminalisation des clients et des proxénètes n'est pas une solution pour la sécurité de celles qui sont prostituées. Elle rejette également les tentatives de rabaisser, de criminaliser ou de punir les femmes en lien avec des activités prostitutionnelles.

La Cour supérieure de l'Ontario a invalidé des articles importants des lois canadiennes en matière de prostitution, estimant qu'ils contribuent à mettre en danger les travailleuses du sexe.

Terri-Jean Bedford et deux autres travailleuses du sexe plaidaient que l'interdiction d'exploiter une maison close, de faire de la sollicitation pour de la prostitution et de vivre des fruits de leur métier les forçait à quitter l'environnement sécuritaire de leur maison pour faire face à la violence de la rue. Les femmes demandaient à la cour d'invalider les restrictions de la loi sur leurs activités, en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne, qui garantissent la sécurité de la personne et la liberté d'expression.

Le gouvernement conservateur fédéral a rapidement signalé qu'il envisageait sérieusement de faire appel. Le ministre de la Justice Rob Nicholson a signifié l'intention du gouvernement de se battre pour veiller à ce que le droit pénal continue d'enrayer les torts considérables causés par la prostitution aux collectivités et aux prostituées elles-mêmes, ainsi qu'aux autres personnes vulnérables.




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