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«Il purge déjà une sentence vie», dit la défense

En plus de participer à des rencontres, le... (Archives La Presse)

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En plus de participer à des rencontres, le criminaliste Louis Pasquin (à droite) parlait en codes au téléphone et prêtait sa maison de Lachenaie au trafiquant de drogue Micael Russell quand il venait livrer de la drogue.

Archives La Presse

«Ce n'est pas une erreur de parcours. Il a été dans le trafic pendant plusieurs mois et ses amis étaient des criminels», a plaidé Me Madeleine Giauque, à l'encontre du criminaliste Louis Pasquin, pour lequel la poursuite réclame six ans de pénitencier. Pour sa part, l'avocat de la défense réclame une peine de 23 mois à purger dans la communauté. «Il a déjà suffisamment payé. Il a tout perdu, son job, sa réputation, sa maison, sa conjointe. Il purge déjà une sentence vie», de faire valoir Me Pierre Panaccio.

À l'issue d'un long procès tenu l'an dernier, l'ancien criminaliste de 49 ans a été reconnu coupable en Cour du Québec, à Montréal, de quatre chefs d'accusation de complot et de gang-stérisme liés au trafic de drogue. Il faisait partie d'un important réseau de trafiquants de cocaïne qui avait ses bases dans les Basses-Laurentides. «Il agissait comme intermédiaire entre le fournisseur Michael Russell et le chef de l'organisation, Louis-Alain Dauphin», a noté Me Roger Carrière, qui assistait Me Giauque.

 

Après la saisie de 49 kg de cocaïne le 14 octobre 2005, les trafiquants se sont tournés vers un autre fournisseur et ont continué leur trafic, a rappelé Me Carrière. Avant ce coup de force de la police, le gang avait «probablement réussi quatre autres arrivées de cocaïne», a-t-il ajouté. En plus de participer à des rencontres, Me Pasquin parlait en codes au téléphone et prêtait sa maison de Lachenaie au trafiquant Michael Russell quand il venait livrer la drogue. Seul encore en attente de procès, Russell est originaire de Kelowna, en Colombie-Britannique. Il fréquentait la soeur de Me Pasquin.

En défense, en plus de décrire longuement la déchéance professionnelle et sociale de son client, Me Panaccio a tenté de démolir les arguments de la Couronne en soulignant que le «gang du Nord», comme on l'appelle, était actif dans le trafic de drogue bien avant que Me Pasquin se joigne à eux. «Dauphin roulait déjà depuis longtemps», a-t-il dit en exhibant le casier judiciaire bien garni de quelques accusés déjà condamnés. Au moment des arrestations, le 14 mars 2006, le gang était en train de se réorganiser en achetant la cocaïne de Carmelo Venneri.

Jugés en même temps que Me Pasquin, Venneri, 36 ans, et son beau-frère, Jean-Daniel Blais, 31 ans, tous deux de Laval, pourraient écoper de neuf ans et de cinq ans de pénitencier, advenant que le juge Carol St-Cyr accepte les suggestions de la Couronne. Les avocats de la défense - Mes Claude Olivier et Daniel Rock - estiment ces peines beaucoup trop sévères. Le premier estime que son client, qui a fait sept mois de détention préventive avant le procès, ne mérite pas plus de cinq ans de pénitencier. Quant à Blais, qui cachait la drogue et la livrait pour Venneri, il devrait s'en sortir lui aussi avec une peine à purger dans la communauté.

Le juge rendra les verdicts le 12 juin prochain.

 




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