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Un procès pour séquestration tombe à l'eau

L'un des rares procès devant jury liés à la pègre italienne n'aura pas lieu: le ministère public a retiré les accusations contre les huit prévenus poursuivis en Cour supérieure. Un autre accusé, le caïd Andrew Scoppa, a déjà purgé sa peine, tandis que Marco Bertone et Steve Bertrand attendent leur sentence après avoir plaidé coupable en Cour du Québec, le 1er avril dernier.

Le témoignage nébuleux à l'enquête préliminaire de la victime - et principal témoin à charge -, Nino de Bartolomeis, a laissé des traces. Étant donné ses réticences, et surtout ses nombreuses contradictions par rapport aux déclarations vidéo qu'il avait faites à la police, le mafioso de 37 ans a failli être déclaré témoin récalcitrant.

 

Pris au dépourvu, le procureur de la poursuite Mario Dufresne a mis fin abruptement à l'enquête préliminaire l'automne dernier, forçant le renvoi de la cause en Cour supérieure au moyen d'un acte d'accusation privilégié. Le procès de Dany De Gregorio, 40 ans, et de cinq autres accusés allait s'instruire devant le juge André Vincent, vendredi, quand Me Dufresne a annoncé le retrait des lourdes accusations portées contre eux en marge de l'enlèvement et la séquestration de Bartolomeis, en juin 2008.

Hier, le ministère public a fait de même à l'endroit de Francesco Catalano, 39 ans, et Marcello Paolucci, 28 ans. En apprenant ce qui s'est passé vendredi, les deux hommes sont revenus sur les plaidoyers de culpabilité qu'ils avaient enregistrés il y a quelques semaines, en Cour du Québec. Ils ont été libérés sur-le-champ par la juge Élizabeth Corte. On peut s'attendre à ce que Bertone et Bertrand bénéficient du même traitement d'ici septembre, date prévue de leur retour devant le tribunal.

À moins que le ministère public ne revienne à la charge avec de nouvelles preuves - il a un an pour le faire -, c'est dire qu'on ne saura jamais le fin fond de cette histoire d'enlèvement et de séquestration survenue dans l'est de Montréal. De Bartolomeis avait été kidnappé à la pointe d'armes à feu près du café bar Sambuca, puis gardé toute une nuit attaché à une chaise, dans un entrepôt du quartier Rivière-des-Prairies. Comme dans les films sur la mafia, il avait été menacé et frappé pour avoir omis de rembourser une importante dette. Il s'était évadé en brûlant ses liens. Il s'était ensuite emparé de l'arme d'un des ravisseurs. Après avoir trouvé refuge dans un dépanneur, il avait appelé la police.

 




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