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Un incendie ravage une zone de préservation

Un avion-citerne a été mobilisé pour limiter la... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

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Un avion-citerne a été mobilisé pour limiter la propagation des flammes.

Photo: Bernard Brault, La Presse

Le printemps sec et ensoleillé n'a pas que de bons effets sur le moral des Québécois. Le nombre d'incendies de forêt depuis le début du mois d'avril est trois fois plus élevé qu'il ne l'a été en moyenne au cours des 10 dernières années. Hier, c'est un secteur de préservation de la végétation de la plus haute importance qui a été la proie des flammes au Centre de la nature du mont Saint-Hilaire.

Un peu plus de deux hectares de forêt situés sur le versant Est du mont Saint-Hilaire se sont envolés en fumée hier après-midi. Les pompiers ont été alertés vers 13h30 par des citoyens inquiets de voir une épaisse colonne de fumée rousse s'élever du sommet de la colline montérégienne. Moins d'une heure plus tard, un avion-citerne CL215 faisait le plein dans le lac Champlain pour aller déverser un peu plus de 6100 litres d'eau au-dessus du brasier. Il a dû faire 16 allers-retours avant que le brasier puisse être contenu. Quatre pompiers ont aussi été largués du haut des airs par un hélicoptère pour attaquer de front l'ennemi.L'incendie aurait détruit l'une des parcelles permanentes protégées par des chercheurs de l'Université McGill dans la portion dite de préservation «extrême» du Centre de la nature, interdite au public. «Ces parcelles nous servent de témoins, ce sont parmi les derniers espaces de forêt du sud du Québec qui n'ont jamais été modifiés par l'activité humaine», a expliqué hier Martin Duval, coordonnateur de la sécurité de la réserve naturelle de l'Université McGill, propriétaire du Centre de la nature du mont Saint-Hilaire.

Des spécialistes du Centre évalueront au cours des prochains jours l'ampleur des dégâts, qui s'annoncent importants. «Ces incendies de broussailles ne sont pas tellement spectaculaires parce qu'il n'y a pas beaucoup de flammes. Mais ils détruisent l'humus, la matière végétale au sol, et brûlent les racines. Les arbres auront peut-être des feuilles cet été, mais ils seront gris, et petit à petit, au cours des deux, trois, quatre prochaines années, ils vont mourir», s'est désolé M. Duval.

Huit pompiers seront aussi de retour ce matin sur le flanc de la montagne pour s'assurer que le feu ne couve plus sous la cendre et tenter d'en déterminer la cause. Comme aucun orage n'est survenu dans la région au cours des dernières heures, M. Duval a suggéré l'hypothèse qu'un promeneur a dû s'aventurer illégalement dans ce secteur interdit au public. «Il suffit qu'il ait laissé tomber un mégot de cigarette, ou mal éteint un feu de camp pour tout déclencher.»

Cet incendie de broussailles est le 26e à se déclarer depuis le 1er avril, et l'arrivée hâtive du printemps a été dure pour les forêts du Québec. Plus de 14,7 hectares s'étaient déjà envolés en fumée hier matin (avant l'incendie du mont Saint-Hilaire), contre 9,6 en moyenne depuis 1999. «On y pense moins qu'en été, mais il faut être extrêmement prudent au printemps. Le soleil plombe directement sur le sol et il n'y a aucun couvert végétal, pas d'herbe, pas de feuilles, rien d'humide pour stopper la propagation des flammes», a insisté Marie-Ève Harvey, porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

Ce mauvais départ n'est cependant pas un bon indicateur de l'allure qu'aura l'été. «Il suffit d'une bonne journée de pluie ou du temps plus froid pour changer la donne», a dit Mme Harvey.

Environnement Canada prévoit d'ailleurs des averses aujourd'hui, et quelques flocons de neige mardi et mercredi prochains.




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