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Les journalistes québécois défendront leur travail devant la Cour suprême

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Privés de chasse aux images et aux entrevues dans les couloirs des palais de justice depuis quatre ans, les journalistes ont reçu ce matin la permission de faire entendre leur appel devant la Cour suprême du Canada.

L'interdiction a été émise au printemps 2005 par le juge en chef de la Cour supérieure, François Rolland, à la suite des cohues survenues lors de procès très médiatisés, comme ceux de l'animateur Robert Gillet, du boxeur Dave Hilton et du motard Maurice Boucher.Les mesures confinent les journalistes et caméramans dans des endroits désignés pour interviewer avocats et autres témoins dans les couloirs des palais de justice. Elles prohibent aussi la diffusion des enregistrements de la salle d'audience.

Devant les tribunaux québécois, les journalistes (représentés notamment par Radio-Canada, TVA, TQS, La Presse ainsi que la Fédération professionnelle des journalistes du Québec) ont déclaré que ces zones désignées les empêchaient de bien faire leur travail d'information. Les zones étant situées loin des sorties de salles d'audience, les caméramans et photographes peinent à bien capter l'image des personnes visées.

De plus, «la configuration de certains palais permet, depuis l'adoption des mesures, à certains participants d'emprunter d'autres passages et d'esquiver ainsi l'oeil des caméras en chasse d'images ou d'échapper aux journalistes en chasse d'entrevues». Bref, les mesures «ne seraient pas raisonnables et justifiables dans une société libre et démocratique», ont plaidé les journalistes en Cour supérieure.

Le Barreau du Québec a, quant à lui, évoqué des «engorgements devant les portes de salles de Cour, cohues, courses dans les corridors», parfois même «jusqu'au vestiaire des avocats». Il a aussi témoigné de «blocages de portes, bousculades, difficultés à se déplacer, caméramans hissés sur du mobilier et même des intrusions dans les cubicules réservés aux procureurs et aux parties qu'ils représentent», en plus d'images «filmées à travers les fenêtres ou les portes entrouvertes des salles de la cour». Les zones désignées sont devenues nécessaires, a-t-il plaidé, pour éviter ce genre de débordements médiatiques.

La Cour supérieure a rejeté la requête des journalistes en octobre 2006. L'an dernier, la Cour d'appel s'est aussi prononcée en faveur des restrictions dans les zones désignées. Deux juges de la Cour d'appel auraient toutefois accueilli le pourvoi concernant la diffusion des enregistrements.




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