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Le crime serait lié au monde des stupéfiants

«Les gars qui les ont tués devaient vendre de la drogue eux aussi», a glissé un... (Photo: Martin Chamberland, La Presse)

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Photo: Martin Chamberland, La Presse

«Les gars qui les ont tués devaient vendre de la drogue eux aussi», a glissé un garçon d'à peine 10 ans. «Oui, et le cou de mon oncle était tranché jusque-là», a ajouté sa petite soeur, en faisant un geste près de sa gorge avec sa petite mitaine.

Sur le pas de la porte, les deux enfants aux grands yeux marron parlaient de la mort tragique de leur oncle, Sylvain Senneville, et de sa copine, Valérie Martin. Les deux victimes, âgées de 35 et 20 ans, ont été poignardées mercredi dans leur logement de la rue Cuvillier, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

C'est la soeur de Sylvain Senneville (la mère des enfants) qui a fait la macabre découverte vers 15h50. Son frère, qui habite dans le même immeuble, était étendu dans le salon. Valérie Martin gisait sur le lit.

Les deux victimes se seraient fait trancher le cou, selon les proches rencontrés hier dans l'immeuble. Le crime aurait été commis en début d'après-midi, mais personne n'a entendu quoi que ce soit.

Les enquêteurs hésitaient d'abord entre le double homicide et le meurtre suivi d'un suicide. Vers 4h du matin hier, ils ont finalement annoncé les 25e et 26e homicides à survenir sur leur territoire cette année.

Hier soir, la police n'avait encore aucun suspect en vue et ignorait les mobiles du crime. Mais la réputation de l'homme les porte à croire que le crime pourrait être lié au monde des stupéfiants.

Sylvain Senneville était connu des policiers, mais ses dernières condamnations remontent à la fin des années 90. Il avait alors plaidé coupable aux accusations de complot, d'introduction par effraction et de possession de cocaïne.

De son côté, Valérie Martin a été accusée de possession de stupéfiants en vue de trafic en juin dernier. Elle devait revenir devant le juge incessamment.

Le «Rocket»

Dans les escaliers intérieurs menant à l'appartement de son ex-mari, Mélody Ross n'avait que de bons mots pour Sylvain Senneville. Ou le «Rocket», comme le surnommaient ses amis. Mélody a une fille de 8 ans avec lui. La victime avait deux autres enfants issus d'une première union.

«Ce gars-là avait beaucoup de problèmes, mais il ne méritait pas ça», a dit Mélody Ross. Elle a parlé à la victime vers 5h30 mercredi matin. «Il filait pas trop. J'ai essayé de le rappeler après, mais ça ne répondait plus.»

Natif du quartier, Sylvain Senneville était sans emploi, tout comme Valérie Martin, qu'il fréquentait depuis un an. La jeune femme était native du Nouveau-Brunswick. Elle a vécu en centre d'accueil avant d'aménager avec son copain.

«J'espère que les policiers vont trouver les coupables avant que je les trouve. Parce que sinon, c'est moi qui va faire du temps», a conclu Mélody Ross, les poings serrés.




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