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Un Canadien arrêté à Heathrow pour trafic sexuel de mineurs

Pendant des années, dans une maison des environs de Bangkok, des garçons qui... (Photo: archives La Presse)

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Photo: archives La Presse

Pendant des années, dans une maison des environs de Bangkok, des garçons qui n'avaient parfois que 6 ans ont servi d'objet sexuel à des touristes, et un Canadien, John Wrenshall, aurait été le maître d'oeuvre de cette opération.

M. Wrenshall, 62 ans, a été arrêté à l'aéroport Heathrow à Londres lundi par des policiers britanniques et des agents américains. Il était recherché depuis son inculpation au New Jersey en août.

 

Il fait face à 18 chefs d'accusation, dont ceux d'avoir aidé le tourisme sexuel et d'avoir fabriqué et distribué du matériel pornographique impliquant des enfants. Il devrait être extradé vers les États-Unis.

Deux de ses anciens clients allégués, Burgess Lee Burgess, 44 ans, de Mobile, en Alabama, et Mitchell Kent Jackson, 31 ans, de Pensacola, en Floride, ont plaidé coupable en novembre, à des accusations découlant de séjours sexuels dans la résidence de M. Wrenshall, entre 2000 et 2002.

Les deux hommes auraient été mis en contact avec le Canadien par l'entremise de Wayne Nelson Corliss, un résidant du New Jersey. Arrêté en mai 2008, après un appel mondial lancé par Interpol, il a plaidé coupable le 28 octobre dernier. Lui aussi s'est rendu en Thaïlande chez M. Wrenshall.

L'enquête a commencé au Canada en 2005, avec la découverte par des enquêteurs d'images brouillées et sexuellement explicites d'un homme. Cela a permis au début 2008 la diffusion d'un portrait qui s'avéra être celui de M. Corliss.

M. Wrenshall aurait reçu des paiements en échange des séjours sexuels qu'il organisait, selon la preuve déposée dans ces différentes causes.

L'arrestation de M. Wrenshall boucle la boucle, mais ne fait que souligner l'urgence de consacrer plus de ressources à la lutte au tourisme sexuel.

«Il y a une industrie florissante de gens des pays riches qui voyagent pour avoir des relations sexuelles avec des enfants, dit David Butt, de la Kid's Internet Safety Alliance, à Toronto. Ces gens riches payent pour avoir accès à des enfants à cause de la situation qui peut affecter ce pays, comme une crise économique ou un désastre naturel. C'est une industrie qui repose sur l'exploitation des enfants les plus vulnérables du monde.»

Au Canada, une personne peut être poursuivie pour un crime sexuel à l'égard d'un enfant même si ce crime est commis à l'étranger. Mais selon M. Butt, le Canada devrait faire plus, notamment en envoyant sur place des enquêteurs dans les pays fréquentés par les touristes sexuels canadiens.

«Par exemple, l'Australie a des enquêteurs et des agents consulaires dans plusieurs pays asiatiques, dit-il. Ils enquêtent sur les citoyens australiens et portent des accusations. De notre côté, nous devrions avoir des agents sur le terrain au Cambodge, en Thaïlande, au Costa Rica, au Mexique et au Brésil, par exemple.»

De son côté, Susan Williams, de l'Institut international pour les droits des enfants et le développement, à Victoria, en Colombie-Britannique, s'inquiète du sort des victimes. «C'est bien de voir des gens arrêtés, mais on ne parle pas assez de ce qui arrive aux enfants, dit-elle. Ils ont besoin de soutien et de réhabilitation.»

 




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