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Axor blâmée pour l'effondrement du centre sportif de Brossard

Le toit du centre d'entraînement du Canadien de... (Archives La Presse)

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Le toit du centre d'entraînement du Canadien de Montréal au DIX30, inauguré récemment, s'était effondré lors de sa construction en février 2008. Un travailleur s'était retrouvé suspendu à 16m du sol, retenu seulement par son harnais de sécurité.

Archives La Presse

Les lacunes de gestion de la firme Axor expliquent en partie l'effondrement l'hiver dernier de 80 tonnes d'acier pendant la construction du nouveau centre d'entraînement du Canadien de Montréal, affirme la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).

Personne n'avait été blessé, mais deux travailleurs agrippés à ce qui restait de la structure avaient dû être secourus. «Un des travailleurs a notamment évité une chute libre de 16 m en étant retenu par son harnais de sécurité», souligne la CSST. Cinq travailleurs avaient dû être hospitalisés pour choc nerveux.

 

L'incident est survenu quand un des murs sur lesquels on tentait de poser les poutres du toit a bougé. Ce mur était soutenu temporairement par des poutres et l'une d'elles avait glissé sur le sol gelé. De plus, la CSST note que les poutres du toit qu'on était en train d'installer n'étaient pas suffisamment soutenues.

Tout cela serait dû à un manque de planification, selon la CSST. «La gestion des travaux relatifs à l'érection de la structure est déficiente, autant chez le sous-traitant, Les Structures de Beauce, que chez le maître d'oeuvre, Axor construction Canada, entre autres puisqu'aucune directive provenant d'une personne compétente n'a été fournie aux travailleurs, ce qui aurait permis de prévenir le déversement des fermes de toit», affirme la CSST.

Improvisation

Les deux entreprises sont accusées d'avoir «agi de manière à compromettre la santé, la sécurité et l'intégrité physique des travailleurs» et s'exposent à des amendes de 5000$ à 20 000$.

«Il aurait fallu prévoir comment stabiliser les morceaux pendant qu'on montait la structure, explique Alexandra Reny, porte-parole de la CSST. Les travailleurs ont utilisé ce qu'ils avaient à portée de main. Il y a eu de l'improvisation, malheureusement.»

Les circonstances de cet incident rappellent celles de l'effondrement du viaduc du Souvenir, à Laval en 2000. Dans ce cas également, des poutres d'une structure en construction n'avaient pas été fixées temporairement de manière adéquate.

L'Ordre des ingénieurs a réagi l'été dernier en rappelant dans sa revue Plan la responsabilité des ingénieurs pendant un chantier. «Tout ne doit ni ne peut être laissé à la responsabilité du maître d'oeuvre ou d'un de ses sous-traitants, y affirment trois ingénieurs spécialistes de ces questions. Pendant les travaux, l'ingénieur est aussi, plus que tout autre, en mesure d'évaluer les risques, de déceler les situations potentiellement dangereuses et à risque et de leur trouver des solutions.»

Axor a réagi par un communiqué laconique, qui rappelle que la firme a plaidé non coupable le 21 novembre. «L'entreprise a observé les règles de santé et de sécurité ce jour-là, notamment par la présence d'un agent de sécurité, la formation en santé et sécurité des travailleurs ainsi que par le port de harnais par les travailleurs.»

Sur son site web, Axor cite en exemple le Complexe sportif et d'entraînement élite de Brossard comme l'une des réalisations de sa division Structure et ouvrages d'arts. Le sous-traitant, Les Structures de Beauce Inc., n'était pas en mesure de commenter hier.

 




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