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Une dizaine de douilles dans un sac de toile

Il était 13h40. Les cours de l'après-midi devaient commencer 20 minutes plus... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Photo: André Pichette, La Presse

Il était 13h40. Les cours de l'après-midi devaient commencer 20 minutes plus tard à l'Université du Québec à Montréal. Comme tous les jours, Pierre Luxon, employé de l'entretien, faisait la tournée des salles de classe avec son chariot.

M. Luxon s'apprêtait à nettoyer sa cinquième classe au niveau métro du pavillon des sciences de l'éducation quand un professeur l'a interpellé dans le couloir.

 

«Allez voir dans ma classe, lui a lancé le professeur. J'appelle la sécurité depuis un moment déjà, mais personne ne vient. Moi, je ne peux pas donner un cours dans un environnement pareil.» Le professeur a alors immédiatement quitté les lieux.

Pierre Luxon est donc allé voir dans le local que lui désignait le professeur, le M-N340. La salle était vide, mais un sac en toile rouge vin était posé sur une table à l'avant. En s'approchant, M. Luxon a vu une dizaine de ce qui lui semblait des douilles disposées sur le sac et au sol.

«J'ai décroché le téléphone rouge du local et appelé la sécurité», a raconté M. Luxon, rencontré dans un couloir de l'UQAM une heure après les événements. Un employé de l'Université s'est rendu sur les lieux quelques minutes plus tard.

«Il m'a dit: laissez ça là, les policiers s'en viennent pour évacuer le pavillon», a poursuivi Pierre Luxon, qui travaille pour une entreprise d'entretien privée. Il s'est donc posté devant la porte du local pour empêcher les étudiants d'y entrer. Cinq minutes plus tard, vers 14h, les policiers envahissaient les lieux.

M. Luxon n'a pas entendu les détonations ayant mené à l'opération policière d'envergure. D'autres en ont toutefois été bien conscients.

Benjamin Simard-Jean, étudiant en sciences politiques, devait assister à un cours d'histoire au sous-sol du pavillon d'éducation. Il se trouvait dans un couloir du rez-de-chaussée lorsque le bruit s'est fait entendre.

«C'était un gros vacarme, un peu comme si on lançait un casier dans la cage d'escalier», a raconté le jeune homme de 25 ans. Comme ses confrères, Benjamin Simard-Jean ne s'en est pas inquiété et s'est rendu en classe.

«Je ne savais pas que tout ça allait prendre tant d'ampleur!» a conclu Pierre Luxon.

 




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