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Début du procès d'Yvan Cech

Attendu depuis longtemps, le procès du caïd Yvan Cech, jugé aux côtés de quatre... (Archives La Presse)

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Archives La Presse

Attendu depuis longtemps, le procès du caïd Yvan Cech, jugé aux côtés de quatre acolytes, dont sa fille et son gendre, en marge de deux affaires de contrebande et de distribution de cocaïne, a démarré sur les chapeaux de roues, hier, au palais de justice Gouin.

Après l'habituel résumé de la preuve du ministère public, les jurés ont vite été mis au parfum d'une série d'opérations secrètes qui ont permis à la police de mettre la main, très tôt dans son enquête, sur des noms, des numéros de téléphone et des documents comptables d'une grande importance. Les six hommes et six femmes du jury ont aussi visionné les cassettes vidéo de deux transactions réalisées dans les stationnements de centres commerciaux de Pointe-Claire et de Montréal.

Outre Cech, âgé de 64 ans, les accusés sont sa fille Darinka Cech, 34 ans, son gendre Atilio Martinez, 36 ans, la soeur de ce dernier, Ana-Margarita Ruiz Martinez, 40 ans, ainsi que Richard Sanschagrin, 56 ans. Ensemble, ils répondent de 30 chefs d'inculpation liés au trafic de drogue et au gangstérisme. Des charges d'importation de quelque 670 kg de cocaïne pèsent sur Yvan Cech et sur Richard Sanschagrin. Les crimes se seraient produits entre septembre 2004 et mai 2006.

«La notion de gangstérisme, ce n'est pas juste pour les motards et la mafia», a déclaré dans sa présentation d'ouverture le procureur de la poursuite, Pierre Goulet. Tout en décrivant Yvan Cech et Richard Sanschagrin comme les principales têtes d'affiche du réseau, il a accusé Atilio Martinez d'être le responsable de la distribution de la drogue et de la collecte d'argent auprès de quatre grands clients à la solde du Hells Angels Mario Brouillette, du chapitre de Trois-Rivières.

Une cinquantaine de témoins

Me Goulet entend démontrer que les chargements de cocaïne provenaient du Venezuela et qu'ils étaient acheminés clandestinement dans des lingots d'aluminium adressés à une entreprise de Québec appartenant à un certain Thomas Nittolo.

C'est l'informateur IN-3233, qui travaillait pour un membre de l'organisation, qui a mis les policiers sur la piste, à l'automne 2004. Ce dernier viendra témoigner, ainsi que deux autres «témoins particuliers» recrutés durant l'enquête. En tout, la poursuite pourrait faire entendre une cinquantaine de témoins, pour la plupart des policiers.

D'entrée de jeu, Me Goulet a appelé à la barre l'enquêteur principal au dossier, Daniel Fréchette, qui a déposé un volumineux album de photos prises lors de 11 entrées faites au cours de l'enquête, tant à l'aéroport Montréal-Trudeau afin d'identifier Carlos Gallo, un représentant des fournisseurs de cocaïne, que dans des maisons privées et des véhicules. Des perquisitions en rafale au domicile du couple Martinez, à Kirkland, dans l'Ouest-de-l'Île, ont notamment permis de trouver des notes et des feuilles comptables possiblement reliées au narcotrafic. Il y avait aussi, dans un coffre-fort, des liasses d'argent estimées à plus de 200 000$.

Au moment de l'ajournement, les jurés terminaient le visionnement d'opérations de filature faites le 21 novembre 2004 et le 27 février 2005, à Pointe-Claire et à Montréal. Les deux fois, Atilio Martinez est venu déposer un paquet dans une voiture garée, qui a ensuite été prise en charge par un autre membre du clan.

Ce procès en Cour supérieure est dirigé par le juge Guy Cournoyer. Il se poursuit aujourd'hui, et il pourrait durer de six à huit semaines.




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