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Menaces envers un journaliste: le mafioso Del Balso plaide coupable

Francesco Del Balso, photographié en 2006.... (Photo François Roy, archives La Presse)

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Francesco Del Balso, photographié en 2006.

Photo François Roy, archives La Presse

Le mafioso Francesco Del Balso a plaidé coupable ce matin à une accusation d'avoir proféré des menaces envers le journaliste de TVA Félix Séguin.

L'ancien lieutenant du clan Rizzuto a écopé d'une peine de 30 jours de prison et a dû verser 2000 $ au Centre d'aide aux victimes d'actes criminels.

Le juge lui a imposé une probation de deux ans au cours de laquelle il lui sera interdit de contacter Félix Séguin. « On me dit de ne pas lui parler pour deux ans, je ne lui parlerai pas en 100 ans », a laissé tomber l'accusé, qui comparaissait par vidéo à partir du pénitencier.

Irrité par un reportage

Francesco Del Balso, qui est toujours sous le coup d'une peine de 15 ans imposée dans la foulée de l'enquête antimafia Colisée, était en liberté conditionnelle lorsque les menaces ont été proférées, en octobre dernier. Le mafioso était inquiet pour sa sécurité et celle de sa famille depuis un certain temps : en 2017, deux individus cagoulés étaient entrés chez lui armés d'un revolver et avaient terrorisé sa femme et ses enfants, en son absence.

Selon l'exposé commun des faits déposé à la cour, Félix Séguin a contacté Del Belso au téléphone cet automne pour lui demander sa version des faits en prévision d'un reportage sur des allégations d'extorsion ciblant des restaurateurs de Québec. Ce dernier a dit n'avoir aucune idée de ce à quoi référait le journaliste. Un reportage été publié par les médias de Québecor peu après, qui affirmait que Del Balso « serait actif par rapport à des activités d'extorsion dans la région de Québec ».

La Commission des libérations conditionnelles du Canada a fait les vérifications d'usage et n'a rien trouvé à reprocher à Del Balso, qui est demeuré en liberté conditionnelle.  

Menaces devant un procureur

Irrité par la couverture médiatique, Del Balso est allé rencontrer un procureur de la Couronne pour réclamer qu'on traîne le journaliste devant la cour, « car ce dernier aurait révélé son adresse », ce qui « serait de nature à mettre sa vie en danger », prétendait-il (le reportage déposé en preuve à la cour ne fait toutefois aucune mention d'une adresse).

Del Balso a pris la peine de souligner au procureur qu'il était un lieutenant du clan Rizzuto dans la mafia italienne. Le procureur a refusé d'entreprendre des démarches contre le journaliste, ce qui a irrité encore plus le mafioso.

« Vas-tu falloir que je m'en occupe moi-même ? », a-t-il lancé.

« Vas-tu falloir que j'organise ça moi-même pour qu'il se retrouve dans un container ? » a-t-il renchéri, ce qui a mené à son arrestation pour menaces dans les heures suivantes.

L'avocat de Del Balso, Me Anthony Francischiello, a reconnu devant la cour ce matin que son client aurait dû savoir que ses paroles pouvaient être prises au sérieux, vu son statut.

Garder la paix... pour toujours

Après son plaidoyer de culpabilité jeudi, Del Balso a demandé une précision à son avocat, au sujet des conditions qui lui seraient imposées pendant sa probation de deux ans.

« Je dois garder la paix pendant deux ans ? », a-t-il demandé.

« Frank, tu dois garder la paix pour le reste de ta vie ! », a répliqué le juriste, suscitant bien des rires dans la salle.




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