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Huit ans de prison pour avoir agressé sa belle-fille pendant sept ans

La Couronne demandait au juge d'imposer une peine... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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La Couronne demandait au juge d'imposer une peine cumulée de 12 ans, comme les crimes étaient des gestes distincts. Le juge a tranché la poire en deux en concluant que les menaces pour faire taire l'enfant représentaient en effet un crime distinct des agressions sexuelles.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE

Un homme qui a agressé sexuellement sa belle-fille de deux à trois fois par semaine pendant sept ans à Montréal a écopé d'une peine de huit ans de pénitencier ce mardi. La Couronne demandait toutefois une peine particulièrement sévère de 12 ans en raison du changement d'attitude de la société envers les crimes sexuels sur les enfants.

Néanmoins, la victime, maintenant âgée de 27 ans, exultait à la sortie de la salle de cour. « Je ne croyais pas que ça pouvait arriver jusqu'au moment où il serait menotté », a-t-elle déclaré, en affichant un grand sourire. Peu importe la peine imposée à son agresseur, Kevin Brown, la jeune femme s'est dite « heureuse » qu'il se retrouve derrière les barreaux.

Les crimes commis dans un « climat de contrôle et de peur » par Kevin Brown sont particulièrement odieux. De 1997 à 2004, le camionneur de 43 ans qui réside maintenant en Ontario a agressé sexuellement la fille de sa conjointe plusieurs fois par semaine. La première agression s'est produite alors que la fillette avait six ans. Le juge Bédard cite dans sa décision pas moins de quinze facteurs aggravants dans l'imposition de la peine. Kevin Brown a été reconnu coupable en février dernier d'agression sexuelle causant des blessures, d'attouchements sexuels, de menaces et de relations anales.

La Couronne demandait au juge d'imposer une peine cumulée de 12 ans, comme les crimes étaient des gestes distincts. Le juge a tranché la poire en deux en concluant que les menaces pour faire taire l'enfant représentaient en effet un crime distinct des agressions sexuelles. Il a ainsi imposé une peine d'un an consécutive à une peine de sept ans pour les autres crimes.

Quant au changement de perception dans la société, le juge n'a pas adhéré à la thèse de la Couronne. « L'augmentation de la conscience au sujet des crimes sexuels commis sur des enfants et leur impact sur leur développement, leur sécurité et leur intégrité ne signifient pas que la société requiert une approche plus punitive que celle déjà intégrée dans la fourchette de peines », soutient le juge Bédard.

Le procureur de la Couronne Me Philippe Vallières-Roland a salué « l'écoute du juge » et a qualifié sa décision de « pas dans la bonne direction ». « On maintient que les fourchettes de peines [en matière de crimes sexuels contre les enfants] sont obsolètes et désuètes », a-t-il déclaré à La Presse.




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