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Rage au volant extrême: cinq ans de prison pour Marko Lubin

Marko Lubin avait été reconnu coupable en février dernier... (Photo Marco Campanozzi, archives La Presse)

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Marko Lubin avait été reconnu coupable en février dernier de cinq chefs d'accusation de voies de fait graves, de conduite dangereuse et de délit de fuite au palais de justice de Montréal.

Photo Marco Campanozzi, archives La Presse

Le chauffard qui a arraché le doigt d'un homme avec ses dents, puis a percuté volontairement le père de sa victime dans un cas de rage au volant extrême sur le Plateau-Mont-Royal en 2015 a reçu vendredi une peine de cinq ans de pénitencier.

Marko Lubin, 27 ans, avait été reconnu coupable en février dernier de cinq chefs d'accusation de voies de fait graves, de conduite dangereuse et de délit de fuite au palais de justice de Montréal.

La Couronne réclamait une peine de six ans de pénitencier, alors que la défense demandait deux ans et demi de détention. La juge Karine Giguère a tranché pour cinq ans vendredi en raison des nombreux facteurs aggravants, notamment le degré de violence, les conséquences graves et permanentes pour les victimes et l'absence de remords de l'accusé.

L'explosion de violence de Marko Lubin a été initiée par une manoeuvre pourtant anodine d'un jeune automobiliste, Jonathan Cormier, sur l'avenue Mont-Royal, le 2 mars 2015. Frustré d'avoir été «coupé» par le véhicule de la victime, l'accusé a commencé à le klaxonner à répétition.

Jonathan Cormier est alors sorti de son véhicule pour haranguer Marko Lubin, puis il a ensuite ouvert la portière de son vis-à-vis pour lui a asséné plusieurs coups de poing. Or, Marko Lubin a répliqué en lui arrachant un morceau de son petit doigt avec ses dents. «Hystérique», Jonathan Cormier s'est dirigé vers son père Michel Cormier, alors que Marko Lubin a fauché Michel Cormier à toute vitesse. Hospitalisé pendant deux mois, il a subi de très graves blessures.

La juge Giguère a rejeté complètement la thèse de légitime défense de l'accusé dans sa décision de février dernier. «La façon dont l'accusé sort de la voiture, avance dans la direction des Cormier, et crie vers eux, n'a rien à voir avec la réaction de quelqu'un qui se réjouit de s'être libéré d'une attaque. Cette réaction ne s'apparente pas à celle d'une victime, mais celle d'un agresseur triomphant. C'est dans cet état d'esprit que dans les secondes suivantes l'accusé fonce avec sa voiture volontairement en accélérant sur Michel Cormier et quitte sans freiner et s'arrêter», a-t-elle soutenu.




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