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Procès d'Accurso: plaidoirie finale du procureur de la poursuite

L'homme d'affaires Tony Accurso.... (Olivier Pontbriand, archives La Presse)

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L'homme d'affaires Tony Accurso.

Olivier Pontbriand, archives La Presse

Le procès de Tony Accurso qui aurait aidé l'ancien maire Richard Marcotte à abuser de la confiance des citoyens de Mascouche, a pris fin vendredi midi au palais de justice de Joliette.

Dans sa plaidoirie finale, le procureur Me Pascal Grimard a fait la démonstration chronologique que les liens d'affaires et personnels entre l'entrepreneur et le maire Marcotte s'entremêlaient jusqu'à créer des situations de conflit d'intérêts. M. Marcotte avait l'obligation de respecter ses devoirs de maire, soit d'agir dans l'intérêt des citoyens, a martelé Me Grimard.

Ce dernier a également plaidé que de son côté, M. Accurso aurait dû veiller lui-même à ne pas placer ou inciter «son ami de 30 ans» à se retrouver sur un terrain glissant. Or, à coups de pots-de-vin, M. Accurso aurait aidé Richard Marcotte à commettre un abus de confiance en lui accordant des contrats concernant les usines d'eau, a soutenu Me Grimard.

À trois reprises, M. Accurso a invité M. Marcotte, toutes dépenses payées, sur son luxueux bateau le Touch alors qu'il y avait un processus d'octroi d'importants contrats municipaux; les entreprises de M. Accurso ont obtenu les contrats.

C'est aussi au cours de cette période que M. Accurso a donné un chèque de 300 000$  à M. Marcotte par l'entremise d'une société étrangère pour ne pas laisser de trace au Canada, selon la poursuite. Cette somme aurait été donnée pour influencer les décisions du maire qui était en autorité, a soumis au jury le procureur.

La partie adverse prétend que les 300 000$ constituaient un prêt pour permettre à Richard Marcotte d'investir en immobilier. Mais en décortiquant le compte suisse de M. Marcotte, la poursuite a souligné que l'argent a plutôt été investi dans l'équivalent d'un placement de dépôt de 200 000$ et a servi à payer toutes sortes de comptes notamment de cartes de crédit.

Me Grimard estime que l'idée d'un investissement immobilier présentée par la défense ne résiste pas à l'analyse, car au même moment, un autre montant (125 000$) tiré d'un chèque (150 000$) signé par un promoteur immobilier s'est retrouvé dans le compte en Suisse de Richard Marcotte. Le procureur a dit aux jurés que ce n'est pas M. Marcotte qui investit; il reçoit de l'argent. «N'est-ce pas une cote?», a soulevé Le procureur avant d'ajouter: «Ce n'est pas anodin».

Me Grimard a également mentionné que Tony Accurso n'avait jamais tenté de récupérer son prêt.

De façon méthodique et en se basant sur une ligne du temps touffue, Me Grimard a présenté aux 12 membres du jury la concordance entre l'obtention des contrats des entreprises de M. Accurso et les avantages accordés à M. Marcotte (l'achat de billets d'avion pour le maire le lendemain d'une décision municipale favorable à l'empire Accurso, par exemple).

La plaidoirie de Me Grimard met fin au procès. Lundi matin, le juge James Brunton donnera des directives aux membres du jury qui entreprendra ses délibérations.




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