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Condamné pour avoir souhaité à un employé une décapitation par l'EI

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PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE-8 mai 2014-Montreal, Quebec. Photographie illustration/stock shot : un avocat au Palais de Justice, droit, law, la cour

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«J'adorerais que l'État islamique coupe ta sale tête!», vocifère Douglas Edwards au bout du fil en accablant sa victime d'insultes racistes et d'allusions troublantes au groupe terroriste djihadiste. Ce Montréalais furieux de perdre sa ligne téléphonique a été reconnu coupable hier de harcèlement criminel, de menaces de mort et de méfait pour avoir pété les plombs au téléphone et au poste de police.

Douglas Edwards se plaint au service à la clientèle du fournisseur téléphonique Koodo, le 7 octobre 2014, lorsqu'il constate que sa ligne téléphonique vient d'être coupée. Énervé, il demande à parler avec la victime, un superviseur du service à la clientèle. L'accusé devient de plus en plus agressif et menaçant pendant l'appel de 15 minutes. «Ta mère est une putain!», lui lance-t-il notamment en anglais.

Douglas Edwards déverse son fiel contre l'employé, multipliant les attaques racistes. «Ne me respecte pas, je suis un homme noir. Je ne vous aime pas, les hommes blancs!» Puis, à deux reprises, il évoque la décapitation de la victime par le groupe armé État islamique. Secouée, la victime craint alors pour la vie de ses collègues, surtout que l'accusé lui demande où se trouve son lieu de travail.

«Je vais adorer ça quand je vais voir aux nouvelles ta sale tête être décapitée. Ça me donne une super érection!», fulmine Douglas Edwards, en anglais.

Interrogatoire explosif

Le soir même, l'homme de 58 ans est arrêté chez lui. Puis, Douglas Edwards explose pendant son interrogatoire au poste de police en apprenant qu'il restera détenu jusqu'à sa comparution. «Je te le jure, si je perds mon appartement et mon chien, toute ma vie, je vais tuer une personne blanche, sale pute!», lance-t-il, rageur, à l'enquêteuse. Furieux, il se dit victime de racisme.

Lors de son procès, l'accusé qui se représentait seul, a soutenu que la victime l'avait provoqué pendant l'appel. De plus, a-t-il plaidé, l'employé du service à la clientèle n'avait pas de raison de craindre pour sa sécurité, puisqu'il ne savait pas où il était et qui il était.

«C'est de connaissance générale, qu'à cette période [en octobre 2014], et c'est toujours le cas maintenant, ISIS [NDLR : l'État islamique] est un groupe terroriste commettant des gestes barbares et des meurtres violents. Ces mots ont fait craindre pour la vie du plaignant et pour celles de ses collègues», a conclu la juge Mylène Grégoire, hier, au palais de justice de Montréal.

Après la lecture du jugement, Douglas Edwards a paru irrité que les observations sur la peine n'aient pas lieu le jour même en raison de l'absence de la procureure de la Couronne au dossier pour une urgence médicale. «Ça fait trois ans! Trois ans! Trois ans! Trois ans!», a-t-il martelé en référant à la longueur du processus judiciaire. Il reviendra en cour le 29 janvier.




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