Quand il s'est rendu au Métropolis le soir du 4 septembre 2012, Richard Henry Bain voulait empêcher Pauline Marois de faire son discours et célébrer sa victoire.

Mis à jour le 28 juin 2016
CHRISTIANE DESJARDINS LA PRESSE

C'est ce que M. Bain - ou à tout le moins une voix identique à la sienne - a expliqué dans un enregistrement diffusé sur son site Facebook, le 12 avril 2013, soit sept mois après son arrestation pour l'attentat mortel commis au Métropolis. L'enregistrement a été diffusé mardi au procès de M. Bain, alors que le policier Christian Dumas, affecté à la cybercriminalité, témoignait.

Rappelons que M. Bain, 65 ans, est jugé par un jury sous des accusations de meurtre, tentatives de meurtre, et incendie criminel. Il était arrivé au Métropolis encagoulé, vêtu d'une robe de chambre, avec une arme de poing et une arme longue. 

Dans l'enregistrement en question, M. Bain décline son identité, et donne la raison pour laquelle il est allé au Métropolis. Il ajoute qu'il est aussi allé là pour inciter les Montréalais à se « séparer des séparatistes », en tenant un référendum pour séparer Montréal du Québec et en faire une province bilingue. Il affirme qu'il n'est pas allé au Métropolis pour faire du mal à quelqu'un, mais que malheureusement cela a fini en tragédie. « Ce que je regrette profondément, mais il semble que je n'avais aucun contrôle là-dessus. »

Il demande aux gens d'être patients, que tout va sortir à son enquête préliminaire, prévue pour le 2 mai 2013. « Je n'ai rien à cacher, je n'ai que la vérité à dire, je suis un homme de Dieu... » Il dit qu'il a toujours été transparent et que tout se saura le 2 mai. Il conclut en disant : que Dieu vous bénisse tous.

Un autre enregistrement du genre avait été affiché sur son site Facebook, le 8 avril.

Le procès devant jury se poursuit.