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Double infanticide: une consigne respectée à la lettre par Sorella

Adèle Sorella... (Photo: David Boily, Archives La Presse)

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Adèle Sorella

Photo: David Boily, Archives La Presse

Si Adèle Sorella a si souvent fait valoir son droit au silence et demandé de retourner dans sa cellule, lors de son interrogatoire par la police, le 1er avril 2009, c'est qu'elle suivait les conseils de son avocate.

C'est ce que la défense a manifestement voulu faire ressortir ce matin, au procès d'Adèle Sorella, en déposant une lettre assermentée provenant de l'avocate qui représentait l'accusée au début des procédures, en 2009, soit Johanne Saint-Gelais. Cette dernière a été nommée juge à la Cour supérieure, depuis. Mme Sorella, qui est accusée des meurtres prémédités de ses deux filles, est maintenant représentée par Me Pierre et Guy Poupart. Vendredi dernier, après la fin de la preuve de la Couronne, ceux-ci ont opté pour présenter une défense. Leur premier témoin, André Tremblay, était un chimiste et expert en fibres textiles du Laboratoire de sciences judiciaires et médecine légale. Il est venu dire qu'il n'a trouvé aucune trace du passage des petites victimes dans la chambre hyperbare qui se trouvait dans le domicile familial. Il cherchait des fibres de leurs vêtements, et n'en a pas trouvées.

Une lettre

En guise de deuxième témoin ce matin, Me Pierre Poupart a déposé la lettre de l'ex-avocate Johanne Saint-Gelais. Dans cette lettre assermentée, qui fait l'objet d'une admission par la Couronne, Mme Saint-Gelais explique que le 1e avril 2009, elle a rencontré Adèle Sorella dans un parloir privé aux quartiers de détention de la police de Laval. Mme Sorella était alors en état d'arrestation pour les meurtres de ses deux filles. Les policiers prévoyaient l'interroger tout de suite après sa rencontre avec l'avocate. «Je l'ai informée de son droit au silence et lui ai donné les explications requises à cet égard. Je lui ai suggéré fortement de se prévaloir de ce droit; je lui ai réitéré qu'elle avait le droit de ne pas répondre aux questions des policiers dans le cadre d'un interrogatoire. Je lui ai également dit qu'elle pouvait demander d'être retournée en cellule», a noté Mme Saint-Gelais.

Le procès tire à sa fin

Dès après le dépôt de cette admission, lundi matin, la juge Carol Cohen a renvoyé le jury au moins jusqu'à mercredi, et peut-être même jusqu'à lundi prochain, parce qu'il y avait des questions de droit à débattre avec les avocats.  Elle a assuré aux sept femmes et cinq hommes du panel, qu'ils allaient être séquestrés mercredi le 19 juin, pour entreprendre leurs délibérations. Le procès d'Adèle Sorella est sur les rails depuis la fin d'avril.

Rappelons qu'Amanda De Vito, neuf ans, et sa soeur Sabrina, huit ans, ont été trouvées sans vie dans la maison familiale de la rue de L'Adjudant, à Laval, vers 16h30, le 31 mars 2009. Adèle Sorella était pour sa part introuvable. Les petites avaient été vues vivantes le matin, vers neufs heures, alors qu'elles étaient en compagnie de leur mère, à la maison. Mme Sorella a été arrêtée la nuit du 1er avril, après avoir percuté un poteau avec sa voiture, sur le Chemin Bas St-François, à Laval. L'époux et père des enfants, le mafieux Giuseppe De Vito, était en cavale depuis deux ans et demi au moment du drame. Fait particulier, la pathologiste n'a pas été en mesure de déterminer avec certitude la cause de la mort des enfants. La thèse privilégiée par la Couronne est que Mme Sorella s'est servie de la chambre hyperbare pour asphyxier ses filles.




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