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Adèle Sorella tremblait en faisant allusion à ses enfants

Giuseppe De Vito et sa femme, Adèle Sorella,... (ILLUSTRATION MICHAEL MCLAUGHLIN)

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Giuseppe De Vito et sa femme, Adèle Sorella, lors du procès.

ILLUSTRATION MICHAEL MCLAUGHLIN

Adèle Sorella tremblait des mains et de la voix quand elle a sorti les cartes d'assurance-maladie de ses enfants, plutôt que la sienne, après son accident de la route, la nuit du 1er avril 2009.

C'est ce que Julie Boulay, policière à Laval, a raconté ce matin, alors qu'elle témoignait au procès de Mme Sorella, accusée des meurtres prémédités de ses deux filles. La policière Boulay et sa partenaire ont reçu un appel sur les ondes à 2h41 la nuit du 1er avril 2009, leur demandant de se rendre sur le Chemin du Bas Saint-François, pour une collision. Elles sont arrivées sur place une dizaine de minutes plus tard. Il y avait une voiture dans un fossé avec une dame assise du côté passager.  Un pompier était déjà là. Mme Boulay a demandé à la femme dans la voiture  (Adèle Sorella) de lui donner une pièce d'identité. La femme a regardé autour d'elle, et la policière lui a fait savoir que son sac à main était derrière elle.  Comme le coussin gonflable ne s'était pas déployé du côté passager et que cela pouvait encore survenir, Mme Boulay a invité la femme à la suivre dans l'auto-patrouille. La femme a suivi. Elle marchait lentement, mais seule, sans aide. La policière n'a senti aucune odeur d'alcool.

Une fois dans l'auto-patrouille, la femme a ouvert son portefeuille sans savoir quoi faire. La policière lui a pointé une carte d'assurance maladie, qui dépassait. La femme a sorti la carte. «Elle m'a dit: c'est la carte d'assurance maladie de mon enfant. Elle a commencé à trembler», a expliqué Mme Boulay. Selon elle, il s'agissait de tremblements de la voix et des mains. La femme parlait d'une voix à peine audible, paraissait confuse, et avait le regard vide. Elle a sorti une deuxième carte, et a dit qu'il s'agissait de son autre enfant. Elle a ensuite sorti la sienne.

La policière lui a demandé ce qui était arrivé, et la femme a répondu qu'elle ne savait pas, qu'elle roulait... «Pour moi elle était en état de choc», a commenté Mme Boulay.

Cette nuit-là, après des vérifications, les deux policières ont réalisé que la femme qui était devant elles était bien Adèle Sorella, recherchée en lien avec un événement survenu une douzaine d'heures plus tôt. Les deux filles de Mme Sorella, Amanda et Sabrina avaient été trouvées mortes, allongées côte à côte dans la salle de jeu de la demeure familiale. Le procès devant jury se poursuit.




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