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La cour confirme le sursis à l'expulsion du rappeur Enima

La Cour fédérale a confirmé la validité du sursis de cinq ans à l'expulsion du rappeur montréalais Enima, ce qui lui permet de rester au Canada même s'il a été déclaré interdit de territoire pour « grande criminalité ».

« On a donné une chance à mon client, à lui maintenant de la saisir. C'est un sursis de longue durée avec des conditions contraignantes », a souligné l'avocat de l'artiste, Me Stéphane Handfield, après avoir pris connaissance du jugement vendredi.

Enima, de son vrai nom Samir Slimani, est citoyen algérien. Il avait été déclaré interdit de territoire en 2014 en raison de son parcours criminel.

« Durant son adolescence, le défendeur est reconnu coupable de plusieurs infractions criminelles, pour lesquelles il écope de diverses peines de détention sous surveillance dans la collectivité. À l'âge adulte, il continue d'accumuler les condamnations criminelle », rappelle la juge Sylvie Roussel dans son jugement.

En mars dernier, la Section d'appel de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié avait octroyé à M. Slimani un sursis de cinq ans à l'expulsion, sur la base de motifs humanitaires. Le fait qu'il semblait éprouver des remords sincères et disait avoir changé de vie avait pesé dans la balance. Il avait notamment expliqué avoir maintenant quelque chose à perdre, soit sa carrière de rappeur.

Fait rarissime, l'Agence des services frontaliers du Canada avait demandé à la Cour fédérale de casser ce sursis pour pouvoir expulser M. Slimani immédiatement vers l'Algérie. L'Agence affirmait que le commissaire qui avait octroyé le sursis n'avait pas tenu compte de nombreux signes qui montrent que l'artiste n'est « pas un candidat viable pour la réadaptation ».

Dans son jugement rendu ce vendredi, la juge Sylvie Roussel a estimé au contraire que le commissaire avait bien apprécié la preuve et qu'il n'y avait « rien d'irrationnel » dans la décision.

Le sursis est accompagné d'une longue liste de 18 conditions à respecter pour Samir Slimani. S'il ne s'y plie pas, ou s'il est trouvé coupable d'un nouveau crime, le sursis pourrait être annulé. Mais s'il respecte toutes ses conditions pendant cinq ans, la mesure d'expulsion sera annulée.




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