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Un sergent de la SQ accusé d'abus de confiance

Le sergent René Aubé est accusé d'avoir commis des... (PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK)

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Le sergent René Aubé est accusé d'avoir commis des abus de confiance relativement à des «déclarations de ses temps supplémentaires» et d'avoir fraudé pour moins de 5000 $ la Sûreté du Québec.

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Un sous-officier d'expérience de la Sûreté du Québec (SQ) fait face à des accusations criminelles d'abus de confiance par un fonctionnaire public et de fraude pour avoir déclaré faussement des heures supplémentaires pendant des mois. Le sergent René Aubé faisait croire à ses supérieurs qu'il résidait à son chalet de Mont-Tremblant, alors qu'il habitait toujours en banlieue de Montréal.

Le policier de 57 ans doit comparaître ce matin au palais de justice de Montréal. Il est accusé d'avoir commis des abus de confiance relativement à des «déclarations de ses temps supplémentaires» et d'avoir fraudé pour moins de 5000 $ la Sûreté du Québec. Les crimes auraient été commis entre le 3 août et le 16 décembre 2017, ainsi que le 4 août 2017, indiquent deux sommations déposées le mois dernier.

Stratagème

Le sergent Aubé aurait menti à ses supérieurs sur son lieu réel de résidence pour amasser davantage d'heures supplémentaires pendant ses déplacements jusqu'au quartier général de la SQ, a appris La Presse de source policière. L'accusé aurait annoncé à ses collègues et à ses supérieurs avoir déménagé dans son chalet de Mont-Tremblant. Or, il résidait toujours à Vaudreuil-Dorion, à une quarantaine de kilomètres du QG de la rue Parthenais.

Ce changement de lieu de résidence était loin d'être anodin. En vertu de la convention collective, le sous-officier pouvait toucher des heures supplémentaires pendant toute la durée de son trajet vers Montréal, lorsqu'il travaillait hors de ses heures habituelles. Ainsi, comme Mont-Tremblant est à au moins une heure et demie de la métropole, contre une demi-heure pour Vaudreuil-Dorion, René Aubé déclarait au moins deux heures supplémentaires de plus. L'accusé habite désormais à Montréal, selon les documents de cour.

Destitution encourue

Ce stratagème a toutefois été découvert par ses supérieurs il y a quelques mois. Même si les sommes fraudées étaient peu élevées, la Direction des normes professionnelles de la SQ a confié le dossier au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) qui a déposé des accusations criminelles. Le sergent Aubé risque la destitution automatique s'il est reconnu coupable d'au moins un de ces chefs d'accusation.

«L'enquête tend à démontrer que le policier a déclaré des heures supplémentaires auxquelles il n'avait pas droit. Il a été relevé de ses fonctions à demi-solde par la direction conformément au contrat de travail», explique Guy Lapointe, inspecteur à la Sûreté du Québec.

René Aubé faisait partie d'un contingent de policiers de la SQ dépêché pour une mission des Nations unies en Haïti dans la foulée du tremblement de terre en 2010. Sur son compte Facebook, il affiche d'ailleurs de nombreuses photos de cette tragédie.

Ce cas rappelle celui du sergent Alain Dionne, de la SQ, qui avait touché plus de 60 000 $ en fausses heures supplémentaires entre 2010 et 2012. Il avait écopé de 18 mois de détention à purger chez lui. Notons qu'il n'est plus policier à la SQ.




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