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Le mafioso Moreno Gallo veut revenir au pays

Moreno Gallo... (Photo Ivanoh Demers, archives La Presse)

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Moreno Gallo

Photo Ivanoh Demers, archives La Presse

Un an et demi après avoir été expulsé du Canada, Moreno Gallo, 67 ans, que la police considère comme l'un des plus influents mafiosi montréalais, veut revenir au pays, ce qui constitue vraisemblablement un autre indice de la paix qui est revenue au sein du crime organisé de la métropole.

La Presse a obtenu une copie de la poursuite que le Calabrais a déposée contre le ministère de la Sécurité publique du Canada et Immigration et Citoyenneté Canada devant la Cour fédérale à Winnipeg, le 22 mai dernier.

Dans sa poursuite, M. Gallo, qui est représenté par un bureau d'avocats de Winnipeg, fait valoir qu'il n'aurait jamais dû être expulsé. Selon la requête, même s'il n'avait pas la citoyenneté canadienne, il avait le statut de résident au Canada, de sorte que ses droits constitutionnels étaient ainsi garantis. On y souligne également que les antécédents criminels qui lui sont reprochés ont été commis avant les changements à la Loi sur l'immigration, en 1978.

On apprend dans le document que Moreno Gallo habite désormais à Acapulco. Dans son argumentaire pour revenir au pays, M. Gallo décrit les problèmes de santé de membres de sa famille, qui se sont aggravés depuis son départ, et certaines difficultés dans la gestion de la boulangerie familiale établie dans la Petite-Italie depuis 35 ans.

«Depuis mon départ, ma famille supporte un fardeau important puisque je ne peux pas physiquement être avec elle», affirme-t-il dans une déclaration sous serment.

Une association calabraise en renfort

La requête de Moreno Gallo est faite conjointement avec un club social dont il est membre, l'Association récréative Mammola inc., qui regroupe 600 Montréalais d'origine calabraise et qui a pignon sur le boulevard Gouin, à Montréal.

Dans une déclaration sous serment qui accompagne la requête, le président de l'association, Filippo Camarda, se montre inquiet par rapport à la décision des autorités d'expulser Moreno Gallo.

Certains des membres ont également le statut de résident et des antécédents criminels qui datent d'avant 1978. «Nos membres vieillissent et peuvent être tentés de demander leur citoyenneté ou de visiter leur pays d'origine. Ils pourraient être réticents à le faire de peur d'attirer l'attention de l'Immigration et d'être expulsés», dit M. Camarda, qui qualifie cette affaire «d'importance nationale».

Généreux donateur

Francesco Ierfino, adjoint à l'association, a également joint une déclaration sous serment à la requête, dans laquelle il écrit que Moreno Gallo n'est pas seulement un membre de l'association, mais également un «donateur annuel anonyme et un généreux contributeur» à leurs campagnes de financement et aux activités touchant la Fondation de l'Hôpital de Montréal pour enfants, le département d'ophtalmologie de l'hôpital Sainte-Justine, la Fondation Rêves d'enfants, la Fondation du cancer du sein de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont et la Société canadienne de la sclérose en plaques.

Rappelons que les autorités policières ne s'étaient jamais rendu compte que M. Gallo, qui est arrivé au Canada en 1954 à l'âge de 8 ans, n'était pas citoyen canadien, jusqu'à ce qu'il soit arrêté pour non-respect de conditions, après avoir été vu en compagnie de chefs de la mafia durant l'enquête Colisée, qui s'est tenue en 2005.

Puisqu'il était résident permanent et qu'il a déjà été condamné à 10 ans de pénitencier pour le meurtre d'un trafiquant de drogue commis à Montréal en 1973, Gallo a été expulsé pour «grande criminalité».




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