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Serge Loiselle: un lien difficile à établir entre les menaces et l'assassinat

Serge Loiselle... (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse)

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Serge Loiselle

Photo Patrick Sanfaçon, La Presse

(Salaberry-de-Valleyfield) Personne dans l'entourage de l'entrepreneur Serge Loiselle ne peut faire de lien entre les menaces dont il aurait été victime en tentant de soumissionner à Montréal et son meurtre à l'automne 2011. Mais son frère et ses fils se souviennent bel et bien de cet épisode qui les avait secoués.

Ali Excavation est une entreprise familiale qui a pignon sur rue à Salaberry-de-Valleyfield depuis 1940. Travaillant surtout dans sa région, elle s'est déjà aventurée jusqu'à Montréal et Laval, «les deux vaches à lait» pour les entrepreneurs, indique son président Normand Loiselle.

Il ne se souvient plus de la date exacte, mais son défunt frère Serge était alors le patron de la société. Ali avait déposé une soumission à la Ville de Montréal pour un projet d'infrastructures sur l'avenue Docteur-Penfield.

«Deux semaines plus tard, deux fiers-à-bras, très gros, sont venus ici pour nous donner une volée. Mais nous étions plus qu'eux et ils nous ont dit d'oublier Montréal, de ne plus soumissionner, et sont repartis», raconte Normand Loiselle.

Les Loiselle ont par la suite fait installer des portes magnétiques à l'entrée de leurs bureaux, pour empêcher n'importe qui de s'y introduire.

Les travaux sur Docteur-Penfield, eux, ont fini par être exécutés par les entreprises de Frank Catania vers la fin des années 2000.

Un meurtre maquillé?

Le 14 novembre 2011, des truands cagoulés sont entrés dans la cossue demeure de Serge Loiselle, dans le secteur Saint-Thimothée. Ils l'ont roué de coups, ainsi que sa femme. L'homme de 57 ans a rendu l'âme dans les heures suivantes.

Si les proches de M. Loiselle ont rapidement cru que cela pouvait avoir un lien avec les menaces du passé, les enquêteurs de la Sûreté du Québec croient plutôt à un vol qui a mal tourné.

«Est-ce que ça pourrait avoir été maquillé en vol? On ne le sait pas encore, mais il y a réellement eu un vol», explique Normand Loiselle.

Chose certaine, il jure, comme l'a mentionné le témoin Gilles Théberge hier à la Commission Charbonneau, que ni son frère ni son entreprise n'ont participé à un quelconque système de collusion à Montréal et à Laval.

Selon lui, les reportages, les arrestations de l'UPAC et la Commission Charbonneau semblent avoir calmé le jeu. «J'ai un contrat à Montréal, actuellement, et personne ne m'a appelé pour me menacer», conclut-il.




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