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Enveloppe du maire Vaillancourt: entente entre l'ex-député Auclair et la police

Vincent Auclair, photographié en 2008.... (Photo: fournie par le PLQ, archives La Presse)

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Vincent Auclair, photographié en 2008.

Photo: fournie par le PLQ, archives La Presse

Kathleen Lévesque, Fabrice de Pierrebourg
La Presse

En échange de sa collaboration, l'ex-député libéral Vincent Auclair a obtenu de la police la promesse que son témoignage ne servira pas contre lui dans une procédure civile, pénale ou criminelle, sauf en cas de parjure, a constaté La Presse dans le dossier policier «Honorer» obtenu vendredi soir dernier.

Dans cette dénonciation faite dans le but d'avoir un mandat de perquisition l'automne dernier, à Laval, Vincent Auclair a finalement reconnu avoir accepté l'enveloppe blanche qu'il croyait pleine d'argent que lui a tendu le maire Gilles Vaillancourt en 2002. M. Auclair a changé sa version des faits entre sa sortie publique de 2010 et ses rencontres avec les enquêteurs, en 2012.

Il avait d'abord affirmé avoir refusé l'enveloppe du maire Vaillancourt bien que ce dernier se soit montré insistant. M. Auclair a maintenu cette version des faits lors de sa première rencontre avec les policiers de l'escouade Marteau en 2010. Mais l'année dernière, les enquêteurs sont revenus à la charge les 11 et 24 mai. C'est à ce moment que l'ex-député libéral a fait «une déclaration de type KGB».

Il a alors raconté qu'après avoir «accepté l'enveloppe», il a rejoint son accompagnatrice qui l'attendait dans la voiture. «Il a mis l'enveloppe dans le coffre à gants sans connaître le contenu exact, écrivent les policiers. Sur les lieux du bureau de campagne électorale, il a immédiatement remis l'enveloppe à [...] dans le but qu'il la retourne au maire Gilles Vaillancourt. [...] lui aurait confirmé que c'est ce qu'il allait faire», peut-on lire dans le document policier.

Le nom de la personne ayant reçu l'enveloppe est biffé. Les événements se sont déroulés en 2002, lors de l'élection partielle dans Vimont.

Les enquêteurs soulignent que selon Vincent Auclair, «cette situation n'a jamais eu d'impact positif ou négatif sur ses décisions en lien avec des dossiers de la Ville de Laval».

Silence au PLQ

Au Parti libéral du Québec, on se refusait hier à commenter les nouvelles révélations et même à préciser ce qu'avait exactement affirmé M. Auclair dans les rangs libéraux. Selon des informations recueillies par La Presse, les doutes étaient toutefois importants à l'égard du député qui assumait alors les responsabilités de whip adjoint.

«Son histoire a changé trois fois en 24 heures. Il a d'abord dit avoir refusé l'enveloppe, puis de l'avoir rapportée et remise à son comité électoral pour ensuite donner une version qui était nébuleuse», a raconté une source libérale, il y a quelques semaines. Cette personne proche du dossier a soutenu que M. Auclair se présentait comme une victime, dénonçait le manque de solidarité de ses collègues du caucus et «menaçait de joindre les rangs de l'ADQ».

Le premier ministre Jean Charest s'était porté à la défense de son député à l'Assemblée nationale.

Dans sa déclaration sous serment aux policiers, Vincent Auclair a reconnu qu'en acceptant l'enveloppe du maire de Laval Gilles Vaillancourt, cela «ne pouvait que salir le Parti libéral et surtout» une personne - dont le nom est caviardé - et «qui n'a pas eu connaissance de cette situation».

Vincent Auclair ne s'est pas représenté lors du scrutin de septembre dernier. La Presse n'a pas réussi hier à le joindre; sa conjointe a indiqué qu'il était absent.




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