La Ville de Montréal a décidé d'embaucher une firme privée d'avocats pour représenter son service de police à la Commission d'enquête sur la protection de la confidentialité des sources journalistiques.

Pierre-André Normandin LA PRESSE

La métropole a retenu les services du cabinet Battista Turcot Israel Corbo, qui pourrait recevoir jusqu'à 125 000 $ dans le cadre de ce mandat.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) compte demander un statut de participant aux audiences afin, notamment, de pouvoir suggérer des témoins à entendre et interroger ceux qui défileront devant la Commission.

Montréal compte aussi prendre part aux audiences en demandant le statut d'intervenant, considérant que certains faits ayant déclenché la Commission « relèvent d'activités attribuables aux préposés et dirigeants de la Ville ». Pour ce volet, la métropole a décidé de miser sur ses propres avocats afin de la représenter.

Pour justifier le recours à une firme privée pour représenter le SPVM, la Ville invoque « les impératifs de confidentialité liés aux dossiers en cours d'enquête ou judiciarisés ».