À moins d'un revirement, aucune accusation criminelle ne pourra être déposée pour le meurtre de la jeune Jenique Dalcourt, survenu en octobre 2014 à Longueuil, a annoncé le DPCP.

Publié le 26 nov. 2015
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

La preuve recueillie par le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) a été jugée insuffisante par la Couronne.

« Le dossier, tel que soumis, ne comporte pas les éléments essentiels suffisants pour porter de telles accusations », a indiqué le DPCP dans son communiqué, émis en fin d'après-midi. 

« L'analyse du dossier d'enquête a été confiée à deux procureurs d'expérience en cette matière. Ceux-ci ont procédé à un examen exhaustif de la preuve soumise par les policiers ainsi que des précisions obtenues à leur demande. »

Plus tôt cette année, La Presse avait révélé plusieurs lacunes dans l'enquête policière menée pour trouver le responsable du crime : hésitation autour d'une scène de crime laissée sans surveillance et contamination de celle-ci par des cols bleus ont fait l'objet d'un rapport interne. 

Un homme avait été arrêté juste après les faits, mais a dû être relâché, faute de preuves. Il n'a pas été possible de savoir s'il est toujours dans la mire des autorités.

« Le SPAL pourrait soumettre de nouveau le dossier s'il considère avoir des preuves suffisantes qui lui permettent de le faire », écrit le DPCP dans son communiqué. 

La Couronne « ne cherche pas une condamnation à tout prix et doit éviter de porter des accusations si la preuve est insuffisante. Il doit procéder à une appréciation professionnelle du fondement juridique d'une poursuite et ce n'est pas son opinion personnelle qui importe », précise-t-elle dans une explication générale de son mode de fonctionnement.