Pour les crimes qu'il a commis en matière de gangstérisme et blanchiment d'argent, l'ex-comptable Jean Siminaro va se retrouver au pénitencier, c'est certain. Mais pas tout de suite.

CHRISTIANE DESJARDINS LA PRESSE

Lundi, le juge Claude Champagne, de la Cour supérieure, a accepté de reporter les arguments sur la peine à imposer à M. Siminaro, en raison de considérations humanitaires. L'ex-conjointe de M. Siminaro a sombré dans la dépression en septembre, et il faut organiser la vie de famille en prévision de l'incarcération de M. Siminaro, a fait valoir Me Marc Labelle, qui représente M. Siminaro. Le juge Champagne s'est montré sensible aux arguments, et les représentations ont été reportées au 14 janvier. 

Accusé en 2009 avec d'autres personnes dans le cadre de l'opération Diligence, M. Siminaro a plaidé coupable en janvier dernier à des accusations de gangstérisme, complot pour recyclage des produits de la criminalité et blanchiment d'argent. Une ordonnance de non publication nous interdit de dévoiler les détails à ce sujet, puisque le procès des autres accusés n'a pas encore eu lieu. Menée en 2009 l'opération Diligence visait un réseau lié prétendument aux Hells Angels, qui tentait d'infiltrer l'industrie de la construction. Signalons seulement que Me Labelle et Me Marlène Archer, qui représente le ministère public, recommanderont une peine de pénitencier pour M. Siminaro, donc, une peine de plus de deux ans.

En mars 2011, l'Ordre des comptables en management accrédités du Québec a retiré le permis de pratique de M. Siminaro, après que celui-ci ait plaidé coupable à dix chefs de nature disciplinaire pour une fraude commise contre un entrepreneur en construction de Repentigny.