(Gumatapura) C’est dans la joie qu’une foule immense s’est livrée samedi à une bataille de bouses de vache dans un village d’Inde, lors de la traditionnelle fête de « Gorehabba » qui se déroule quelques jours après Diwali, la plus grande fête indienne.

Agence France-Presse

Pour ce rituel annuel, lointain cousin de la « Tomatina » espagnole,  qui consiste à se jeter des tomates, les habitants ont commencé par le collecter des « munitions » auprès des propriétaires de vaches de Gumatapura, situé à la frontière des États du Karnataka et du Tamil Nadu.  

Ce précieux butin a ensuite été amené au temple sur des remorques de tracteurs, avant qu’un prêtre ne procède à la cérémonie de la bénédiction.  

Le fumier a été déversé au sol et des hommes et des garçons de tous âges ont ensuite pataugé dans cette boue afin de préparer leurs munitions pour la bataille.  

Chaque année, de nombreux visiteurs affluent à Gumatapura, espérant que prendre part à ce rituel permet d’éviter de tomber malade.  

« S’ils ont une maladie, elle sera guérie », a affirmé Mahesh, un agriculteur présent samedi au festival.  

Beaucoup d’hindous, majoritaires dans le pays, estiment que les excréments de vache, animal sacré pour eux dont ils ne consomment pas la viande, ont des propriétés curatives.  

Le premier ministre nationaliste hindou Narendra Modi est un fervent défenseur de la cause animale et de nombreux États indiens ont depuis longtemps interdit leur abattage pour la viande.  

Des membres du parti de M. Modi ont conseillé d’utiliser l’urine de vache pour prévenir et guérir la COVID-19 et d’autres maladies.  

Son gouvernement cherche également à encourager la production de dentifrice, de shampoings et de répulsifs à moustiques à partir de déchets bovins.