(Paris) Une panthère noire qui s’était échappée dans le nord de la France en 2019 semble couler aujourd’hui des jours tranquilles dans un sanctuaire pour félins aux Pays-Bas, où elle se comporte comme une véritable « diva ».

Agence France-Presse

« Elle était très craintive au début, comme tous les animaux domestiqués que l’on reçoit ici », raconte à l’AFP Robert Kruijff, directeur de la Fondation Lion, située au nord des Pays-Bas.

« Mais aujourd’hui, c’est une véritable diva, elle se comporte comme le centre du monde », plaisante-t-il.

Aujourd’hui baptisée Akilla, la panthère était devenue en septembre 2019 l’héroïne malgré elle d’une histoire rocambolesque.

L’animal avait fait la une des journaux, se baladant sur le toit d’un immeuble à Armentières, dans le nord de la France. Alors âgée de quelques mois, la panthère était passée par la fenêtre du logement où elle vivait, laissée ouverte, avant d’être capturée par les pompiers.

Elle avait été recueillie temporairement par un zoo en attendant son transfert vers un organisme spécialisé qui reprend les animaux domestiqués, avant d’être volée.

En janvier, une « néerlandaise appelée Betty » a contacté le refuge de M. Kruijff, disant qu’un « copain d’un copain se baladait avec une panthère noire dans la voiture ».

« Nous avons alors contacté les autorités néerlandaises », se souvient le directeur du sanctuaire, qui accueille 35 félins dans son centre aux Pays-Bas et 13 lions en Afrique.

Après des discussions entre des ministères néerlandais et français, la Fondation Lion (Stichting Leeuw, en néerlandais) reçoit alors le feu vert pour accueillir la panthère.

A son arrivée au sanctuaire, Akilla présentait les mêmes caractéristiques que l’animal volé en France, comme notamment des griffes coupées.  

Une comparaison ADN est en cours pour déterminer s’il s’agit bien de la panthère d'Armentières, a indiqué jeudi auprès de l’AFP le parquet de Lille, en France.

L’association française Action Protection Animale, spécialisée dans les enquêtes et les saisies pour maltraitance animale est récemment parvenue à remonter la trace du félin.

« Nous n’avons pas de preuve formelle qu’il s’agit bien de la panthère d’Armentières car l’animal n’avait pas de numéro d’identification, mais tous les éléments, dont la taille et la couleur, correspondent donc il y a assez peu de doutes », a déclaré à l’AFP Anne-Claire Chauvancy, présidente de l’association.