(Rome) Un restaurateur sicilien réputé, interpellé à son domicile pour détention de produits stupéfiants à des fins de trafic, s’est défendu en se disant à la recherche « de nouvelles saveurs », rapportent samedi les médias italiens.

Agence France-Presse

Au domicile du chef Carmelo Chiaramonte, à Trecastagni, petite localité au pied de l’Etna, les carabiniers ont trouvé deux plants de marijuana de deux mètres de haut, 500 grammes d’inflorescences de chanvre indien ainsi que du vin, des pots d’olive, du café et du thon, le tout aromatisé au cannabis.  

Parmi les conserves, il y a avait aussi des boîtes d’olives portant l’étiquette « St. Catherine SballOlives » et une bouteille de vin marquée du label « Kannamang ».

Pour se justifier, le cuisinier de 50 ans, laissé en liberté dans l’attente de son jugement, a expliqué aux forces de l’ordre qu’il était « consultant agroalimentaire pour la cuisine du 3e millénaire ».

Et à son argumentaire gastronomique, celui qui est décrit comme un amoureux de son terroir a ajouté qu’il était « à la recherche de nouvelles saveurs »…

Célèbre sur son île natale, l’iconoclaste chef Chiaramonte s’était notamment fait connaître derrière les fourneaux du restaurant Katane Palace Hotel de Catane, puis comme animateur d’un programme culinaire sur une chaîne publique italienne.

Il avait aussi porté sur scène, à travers toute l’Italie, des spectacles théâtralo gastronomiques dont le but « était de faire connaître l’histoire des produits et la tradition de l’agriculture siciliennes », explique samedi le quotidien régional La Sicilia.

Dans l’un d’eux, intitulé « Recettes immorales et nourritures aphrodisiaques », il donnait, raconte le journal, une définition prémonitoire de son métier : « Un cuisinier est un drogué d’arômes et un alchimiste ».