Un mur de Seattle, dans le nord-ouest des États-Unis, devenu une véritable attraction avec l'accumulation depuis deux décennies de plus d'un million de gommes à mâcher usagées, subit un vaste nettoyage afin de recevoir toujours plus de gommes multicolores, mais dans des conditions plus hygiéniques.

Publié le 11 nov. 2015
AGENCE FRANCE-PRESSE

Une équipe de trois hommes armés de karchers s'affairent depuis mardi à éliminer les gommes à mâcher et espèrent terminer le travail jeudi, a rapporté Emily Crawford, la porte-parole du Pike Place market, où se trouve le célèbre «Gum Wall».

La tradition remonte à 1991 lorsque les spectateurs d'un théâtre voisin ont commencé à tapisser l'allée de leurs vieilles gommes à mâcher, une idée qui n'a pas tardé à séduire les touristes et passants, apportant depuis leur pierre gluante à l'édifice.

Mais avec le temps, le mur est devenu «très collant et visqueux et on était arrivé à un stade où durant l'été il y avait tellement de gommes à mâcher qu'elles finissaient sur le sol dans l'allée et cela dégageait une mauvaise odeur», a noté Mme Crawford.

«Les visiteurs ont commencé à vouloir trouver un espace propre où coller leur gomme à mâcher, alors au lieu de recouvrir encore plus le mur, ils allaient un peu plus loin dans l'allée pour trouver une brique intacte», poursuit-elle.

«De loin cela peut sembler coloré, mais lorsque je m'en approche, il me dégoute», a-t-elle poursuivi, assurant que le mur était devenu infesté de microbes.

«Regarder un tas de gommes à mâcher avec un mégot de cigarette écrasé dedans n'est pas très attirant», a-t-elle conclu pour justifier le nettoyage qui doit faire réapparaître les briques originelles.

Des artistes locaux ont été invité à décorer samedi une partie de l'espace nettoyé, mais le mur en lui-même restera vierge pour pouvoir accueillir les nouvelles gommes à mâcher. «Nous attendons que les gens reviennent et contribuent car c'est amusant», a lancé Emily Crawford.

PHOTO AP