Un hameau historique abandonné du Massif Central, Courbefy, mis aux enchères lundi à Limoges, au centre de la France, a été adjugé lundi à 520 000 euros (675 000 $) à l'artiste d'origine sud-coréenne Ahae, a constaté une correspondante de l'AFP.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Adossé à une forteresse du XIIIe siècle, culminant à 557 mètres d'altitude et offrant une vue à 360 degrés, le hameau de Courbefy comprenant 21 bâtisses, boxes pour chevaux, piscine et tennis, est à l'abandon depuis 2008.

Sa mise aux enchères, reportée une première fois le 20 février, a suscité un intérêt médiatique international.

Trois potentiels acquéreurs, représentés chacun par un avocat, s'étaient inscrits pour participer aux enchères dont la mise à prix était fixée à 330 000 euros (428 000 $) et dont l'évolution des enchères s'effectuait par tranches de 5000 euros.

Lundi, au bout de quatre minutes d'enchères, le montant des offres s'élevait à 450 000 euros et c'est finalement l'artiste photographe Ahae, par l'intermédiaire de sa société Ahae Press inc., dont l'exposition Through my window doit être exposée au musée du Louvre à Paris à partir du 26 juin, qui a remporté la vente.

Le président de Ahae Press inc., Yoo-Hyukkee, présent dans la salle de ventes du tribunal, a indiqué que le projet de l'artiste sera «environnemental, artistique et culturel» et qu'il «ressemblera à des projets déjà montés ailleurs».

Ahae recherche depuis des années des sites sur lesquels il puisse mettre en pratique ses «concepts de style de vie biologique», indique-t-il sur sa page internet.

L'artiste dit ainsi faire tout son «possible pour permettre à la nature de se développer comme cela devrait être le cas, sans l'interférence de l'homme ou d'activités humaines».

Les deux autres enchérisseurs étaient une société belge, qui envisageait d'y créer un centre d'hébergement pour personnes handicapées, et une société néerlandaise qui souhaitait organiser un jeu de téléréalité à Courbefy, Endemol, selon une source proche du dossier.

L'ancien propriétaire du hameau qui l'avait acquis en 2003 pour le réhabiliter en complexe hôtelier avait fait faillite, cumulant 650 000 euros (844 000 $) de dettes auprès de sa banque.