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La passion des animaux sauvages sème le désordre à Bahreïn

Un tigre de Sibérie... (Photo: AP)

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Un tigre de Sibérie

Photo: AP

Mohammed Fadhel
Agence France-Presse
Manama

Une hyène qui terrorise des villageois, un chat sauvage qui sème la panique dans un complexe de bureaux: ces scènes n'ont pas eu lieu en Afrique, mais à Bahreïn, petit archipel du Golfe où la passion de certains pour les animaux sauvages commence à poser problème.

Comme les autres monarchies du Golfe, Bahreïn compte de nombreux passionnés d'animaux sauvages qui, à un moment ou un autre, n'en veulent plus ou ne peuvent plus les entretenir.

Mais contrairement aux pays voisins, les animaux relâchés n'ont pas beaucoup d'espace, le petit archipel, qui comprend 13 îles et où vivent plus d'un million de personnes, ne faisant au total que 662 km2 de superficie.

Salman Abdennebi, un responsable du ministère des Municipalités, précise que les autorités ont recensé trente espèces d'animaux sauvages dans le pays.

«On a découvert des crocodiles, des serpents, des félins, dont des chats sauvages, des hyènes et des tigres (...) au total une trentaine d'espèces animales dont l'entrée est interdite à Bahreïn», a-t-il déclaré à l'AFP.

«Tous ces animaux ont été introduits de manière illégale», a-t-il ajouté, indiquant que les trafiquants usaient à cet effet de plusieurs subterfuges.

«Des crocodiles ont été importés très jeunes alors qu'ils ne mesuraient que quelques centimètres, certains (trafiquants) les faisant passer dans des aquariums», a ainsi expliqué M. Abdennebi.

C'est un incident survenu ce mois-ci qui a alerté les autorités: un chat sauvage errant s'est introduit dans les locaux d'une société de Manama, la capitale, semant la panique parmi le personnel, qui n'a dû son salut qu'à l'intervention des autorités, qui ont pu maîtriser la bête, selon la presse.

En 2007, une jeune hyène, qui s'était enfuie d'une ferme proche de Manama, avait attaqué les habitants de plusieurs villages, notamment des enfants et des femmes, avant d'être capturée après une semaine de traque.

«Nos équipes ont mis la main sur des singes, des crocodiles, des petits tigres, des serpents de différents types (...) et certains de leurs propriétaires ont indiqué les avoir achetés sur le marché local», en contravention de la loi, explique M. Abdennebi.

«Les contrevenants ont été poursuivis sous l'accusation d'avoir introduit ces animaux dans le pays sans autorisation», a-t-il poursuivi.

Le ministère des Municipalités a appelé par voie de presse les propriétaires d'animaux sauvages à les remettre aux autorités sous peine de se voir poursuivre en justice.

Mais cela ne semble pas impressionner les intéressés...

«La demande est toujours là», a indiqué à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, un éleveur d'animaux sauvages, qui est resté vague sur les réseaux introduisant ces animaux dans le pays.

Selon lui, certaines palmeraies disposent de véritables zoos, l'un de ceux-ci étant même visité par des groupes scolaires à des fins pédagogiques.

«La demande est forte pour des pythons qui ne sont pas venimeux», dit-il. «Certains veulent des crocodiles, des singes et des caméléons».

«Quelqu'un a réussi un jour à introduire un ours afghan qui a changé plusieurs fois de propriétaire», ajoute le jeune éleveur, selon lequel le marché «ne cesse de se développer».

Bahreïn comptait à l'origine très peu d'animaux sauvages. L'archipel dispose d'une seule petite réserve animale qui protège des espèces locales comme les gazelles et les oryx.




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