Les journalistes chargés de participer à une conférence de presse téléphonique de la Maison-Blanche sur les préparatifs du sommet de l'OTAN à Strasbourg ont eu une surprise jeudi: ils se sont retrouvés sur une ligne érotique.

Mis à jour le 3 avr. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Tu as des désirs cachés», leur a demandé une femme d'une voix langoureuse. «Laisse parler le cochon en toi, tu es là où il faut: chez les filles du magazine Swank».

La Maison Blanche n'a pas expliqué comment un numéro vert erroné a pu être donné aux journalistes désireux de poser des questions à la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, et au conseiller à la sécurité nationale du président Barack Obama, le général James Jones, qui se trouvaient à Londres pour le sommet du G20.

«On a beaucoup de dossiers importants à traiter aujourd'hui!», a répondu par courrier électronique un porte-parole de la présidence américaine, Thomas Vietor, interrogé par l'AFP sur cette erreur.

«Je n'ai pas fait le numéro que vous mentionnez», a-t-il ajouté. «Veuillez appeler les numéros de ce genre en dehors de vos heures de travail».

Les journalistes ont réussi à joindre Mme Clinton et le général Jones en composant le numéro payant qui leur avait également été communiqué.