Un Britannique au chômage à cause de la crise se bat pour éviter d'être expulsé de sa maison, dont il n'arrive plus à payer les traites, prétextant qu'il l'a transformée en une véritable oeuvre d'art.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Steve Williams, un ouvrier au chômage, a passé cinq ans à décorer son domicile de Stoke-on-Trent de fresques multicolores inspirées de la bande dessinée et du graffiti.

«J'ai commencé par faire juste quelques peintures assez petites dans la cuisine, et puis ça a pris de l'ampleur», a-t-il expliqué au journal régional The Sentinel.

«J'ai peint la maison progressivement au cours des dernières années, en changeant parfois les motifs», a observé le jeune homme.

«Mais je suis dégoûté à l'idée de pouvoir perdre la maison après avoir passé tellement de temps à la décorer», souligne-t-il.

Sorti de l'université en 2003 avec un diplôme d'art, le Britannique n'a pas trouvé d'emploi dans ce domaine, et a finalement été embauché comme cariste, mais il s'est retrouvé au chômage à la suite de la crise économique.

Steve Williams avait repris la maison de ses parents ainsi que leur crédit immobilier quand ils ont déménagé mais, à mesure que la crise s'amplifiait en Grande-Bretagne, il a eu du mal à faire face aux traites de 390 euros (698$ CAN) par mois et il est maintenant menacé d'expulsion.

Ses amis ont lancé une campagne sur internet, via les sites Facebook et Twitter, pour qu'il puisse garder son domicile, en proposant notamment d'utiliser le site pour le tournage de clips musicaux ou pour des sessions photo.

Photo: AFP