Le quartier résidentiel qui doit remplacer la Place Versailles comprendra seulement 9 % de logement social et moins de 1 % de logement abordable, a confirmé cette semaine le promoteur immobilier.

Ces ratios sont loin de ceux exigés par la réglementation municipale de la Ville de Montréal (soit 20 % de logement social et 20 % de logement abordable), mais des compensations financières seront versées, a assuré Kevin Robinson, porte-parole de Place Versailles.

« Le projet prévoit 471  unités sociocommunautaires et 42 logements abordables. Tous ces logements seront situés dans des endroits de qualité aux abords des parcs », a-t-il affirmé dans une déclaration écrite. « Nous proposons une proportion respectable de logements sociaux et abordables. »

IMAGE FOURNIE PAR PLACE VERSAILLES

Un schéma du projet résidentiel qui remplacera Place Versailles

Au total, ce sont environ 5200 logements qui devraient remplacer l’iconique centre commercial de l’est de Montréal. Deux tours de 25 étages sont notamment proposées, en plus d’espaces commerciaux, de parcs et d’un terrain réservé pour une école. La construction est prévue par phases, sur une période de plus d’une décennie.

La proposition des propriétaires de la Place Versailles doit faire l’objet de vastes consultations dans les prochains mois.

« Un projet très intéressant », dit le maire local

La proportion de logements sociaux et abordables dans le projet a rebondi au conseil municipal, plus tôt cette semaine.

L’élu d’opposition Julien Hénault-Ratelle a souligné que les plans du développeur sont loin d’atteindre les exigences de la Ville de Montréal.

« Vous comprendrez qu’on est très loin du compte », a-t-il. « L’augmentation draconienne des hauteurs prévues dans le projet à ce jour ne devrait pas se faire sans la garantie d’avoir une offre de logement suffisante pour les Montréalais à faible revenu. »

« On a un projet très intéressant », lui a répondu le maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Pierre Lessard-Blais. Ce sont « 5000 logements, dont une partie importante va être en logement social et abordable. Ce sont des éléments qui pourront être discutés lors de [la consultation de] l’Office de consultations publiques de Montréal. »

« C’est quand même particulier de se faire dire depuis quelques années par l’opposition : vous en exigez trop des promoteurs », a-t-il continué. « Là on a un projet et il n’y a en pas assez pour l’opposition. »