Le grand Sommet climat Montréal, qui aura lieu le 3 mai, mènera à des actions concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et combattre les changements climatiques, promet la responsable de l’environnement au comité exécutif de la Ville et mairesse de l’arrondissement de Verdun, Marie-Andrée Mauger.

Publié le 14 avril
Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

Ce sommet réunira une foule d’acteurs dans divers domaines, tels que la santé publique, la construction, le transport, la philanthropie, le financement et le commerce. Des secteurs qui devront tous être mis à contribution pour que Montréal atteigne ses cibles de réduction des émissions de GES.

« On a beaucoup de monde autour de la table pour rendre possibles des affaires qui étaient impossibles. Le défi du sommet, c’est de produire des idées qui vont devenir des projets concrets, » souligne le PDG de la Fondation du Grand Montréal et coprésident du Partenariat Climat Montréal, Karel Mayrand.

PHOTO KARENE-ISABELLE JEAN-BAPTISTE, COLLABORATION SPÉCIALE

Karel Mayrand, PDG de la Fondation du Grand Montréal et coprésident du Partenariat Climat Montréal

« Il faut passer à l’action, et on le fait avec les parties prenantes, ce qui est très important, parce que les solutions qu’on met de l’avant viennent de conversations qui sont engagées depuis des années », renchérit Mme Mauger.

Quelles solutions ?

Des mesures pour mettre fin au chauffage au mazout, pour remplacer les toits noirs par des toits blancs afin de réduire les îlots de chaleur, la tarification des déchets selon le volume, une taxe sur les piscines, comme celle mise en place par Saint-Lambert… Voici quelques exemples de solutions évoqués par Mme Mauger et M. Mayrand.

« C’est possible que ça fasse mal un peu », prévient la mairesse de Verdun.

« Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut réduire les GES, alors maintenant, c’est le temps de passer à l’action, ajoute M. Mayrand. Quand on a des annonces importantes qui demandent un changement à notre mode de vie, il faut dire oui, il faut que la population embarque. »

Ils espèrent que ce grand sommet aura un effet mobilisateur sur les citoyens. Parce que les conséquences des changements climatiques risquent d’être de plus en plus dramatiques.

M. Mayrand rappelle que le mercure est monté à 49,4 °C en Colombie-Britannique l’été dernier, et que des épisodes de chaleur extrême risquent de se produire de plus en plus souvent, touchant surtout les populations les plus vulnérables.

« Depuis 10 ans, nos émissions de GES stagnent, mais on a pris des engagements clairs d’ici 2030. Il nous reste huit ans, la barre est vraiment très haute. Alors le leadership de la ville est essentiel pour amener les parties prenantes à s’engager », conclut Marie-Andrée Mauger.

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    Objectif de réduction des émissions de GES à Montréal d’ici 2030
    Source : PARTENARIAT CLIMAT MONTRÉAL