Les maires des grandes villes canadiennes demandent un effort supplémentaire à Ottawa pour le financement du transport en commun, en évoquant les scénarios alternatifs : une hausse importante des tarifs ou une réduction de service.

Publié le 26 janvier
Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard La Presse

Le groupe, qui inclut Valérie Plante, appelle le gouvernement fédéral et les provinces à combler les déficits que les réseaux de transport en commun affichent présentement à cause de la pandémie.

« L’avenir des transports collectifs du pays est en jeu. La seule manière de s’attaquer à ce problème, c’est de réunir les gouvernements fédéral et provinciaux et fournir un soutien d’urgence pour couvrir les déficits opérationnels de 2022 », indique la déclaration publiée par le caucus des grandes villes de la Fédération canadienne des municipalités.

« Ne pas agir maintenant aura des impacts bien réels. La réduction des services de transport collectif entraînera une diminution de la mobilité », continue le texte.

« L’augmentation des impôts fonciers limitera la relance économique de nos villes. Des augmentations importantes des droits de passage, ou des réductions de la qualité du service, décourageront de nombreuses personnes d’utiliser le transport collectif et imposeront un fardeau injuste à ceux et celles qui en dépendent. »

La Société de transport de Montréal (STM) affiche un manque à gagner de 43 millions pour l’année 2022. Son directeur général a annoncé sa démission mercredi.