Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Montréal samedi pour s’opposer aux mesures sanitaires en vigueur visant à freiner la propagation de la COVID-19.

Mis à jour le 22 janvier
Coralie Laplante
Coralie Laplante La Presse

« Non à toute », « Libérez Amalega » ou « Natural immunity matters and lockdown kills » (L’immunité naturelle compte et le confinement tue) pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants, réunis au parc La Fontaine, dans le secteur du Plateau-Mont-Royal.

Le froid n’a pas freiné l’ardeur des opposants aux mesures sanitaires, qui ont ensuite pris les rues d’assaut pour se diriger au pied du mont Royal.

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Les manifestants ont terminé leur marche au pied du mont Royal.

    PHOTO DOMINICK GRAVEL, LA PRESSE


    Les manifestants ont terminé leur marche au pied du mont Royal.

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« Je suis beaucoup déçue [et] un peu déprimée ces temps-ci. Je trouve qu’on est rendu dans quelque chose qui ressemble un petit peu plus à une dictature qu’à une vraie liberté », a déclaré Irina Constantinescu, qui participait à la marche, à La Presse.

Elle estime que les mesures actuelles sont en train de « détruire » le système de santé, au sein duquel elle travaille. « Tout l’argent qui a été mis là-dedans, dans cette crise, il aurait pu servir à autre chose », a évoqué Mme Constantinescu. Elle estime que des « sanctions punitives » ne devraient pas être imposées aux citoyens non vaccinés.

Irina Constantinescu a reçu deux doses du vaccin contre la COVID-19. « Mais pas parce que j’y crois », a-t-elle précisé. Elle a reçu sa première injection puisqu’elle craignait de perdre son emploi dans le domaine de la santé, et la deuxième pour rassurer sa famille à l’approche du temps des Fêtes.

Dimitri et Catherine ont pour leur part participé à la manifestation en compagnie de leurs deux enfants.

« On veut se faire entendre, puis on veut avoir le choix de ce qu’on fait avec nos corps », a affirmé Catherine d’emblée. « Le vaccin, ça devrait être le choix de tout le monde. On ne devrait pas être obligés de l’avoir pour pouvoir aller au restaurant, ou pour pouvoir voyager. On trouve que la passe sanitaire ça a été un pas de trop », a-t-elle poursuivi.

Son conjoint était du même avis. « On n’est pas contre non plus de faire des choses pour se protéger [contre] le virus et tout […] Il y a certaines mesures qui font du sens, et d’autres qui sont exagérées », a évoqué Dimitri.

Catherine souligne qu’elle ne se considère pas antivaccin. Elle affirme qu’elle-même, son conjoint et ses enfants sont vaccinés à l’aide de « tous les autres vaccins », à l’exception de celui contre la COVID-19.

« Pour l’instant ça n’affecte pas nos jobs, on a été chanceux. Par contre on a peur [que ça] affecte notre travail », a-t-elle dit.

Cheryl estime pour sa part que les mesures sanitaires constituent en une attaque à la liberté. « Ils nous enlèvent nos libertés écrites pour forcer un vaccin », a déclaré la manifestante, qui n’a pas voulu dévoiler son nom de famille. Selon elle, chaque personne devrait avoir le choix de se faire vacciner ou non, sans en subir les conséquences.

Ce rassemblement survient au moment où Québec rapporte 56 hospitalisations de moins reliées à la COVID-19 samedi, 68 décès supplémentaires.