L'opposition officielle à l’hôtel de ville de Montréal insiste pour que Valérie Plante ajoute 250 policiers aux rangs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) afin de rétablir le calme dans les rues de la métropole.

Publié le 7 déc. 2021
Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard La Presse

Ensemble Montréal dénonce à nouveau le changement de cap de la mairesse, qui avait laissé entendre (en campagne électorale) qu’elle embaucherait 250 policiers supplémentaires, avant de préciser (après sa victoire) que la majorité de ces embauches serviraient en fait à remplacer des départs à la retraite.

La semaine dernière, le chef de l’opposition a dénoncé une « première promesse brisée » 22 jours seulement après le début du second mandat de l’administration Plante.

Mardi, son équipe est revenue au front : la mairesse doit concrétiser l’engagement tel que les électeurs l’ont compris et grossir les rangs de la police.

« La lutte contre la violence armée n’est pas facile. On le sait. C’est justement ce pourquoi il nous faut ces effectifs », a dit Abdelhaq Sari, porte-parole de l’opposition en matière de sécurité publique, en conférence de presse. « Comment peut-on espérer combattre [la violence armée] avec un manque d’effectifs sur le terrain ? ».

Ensemble Montréal, l’ex-parti de Denis Coderre, demande officiellement à l’administration de se prononcer sur la question à la prochaine séance du conseil municipal, le 20 décembre prochain.

« En politique, briser ses promesses et travestir la réalité ont des conséquences néfastes sur la confiance que les citoyens accordent à la classe politique », affirme la motion que l’opposition tentera de faire adopter.