La mairesse sortante de Montréal, Valérie Plante, promet de « profiter des travaux » de réfection à venir sur la rue Sainte-Catherine Est pour y « bonifier l’expérience piétonne et commerçante ». Elle s’est engagée mardi à ajouter du verdissement et sécuriser certaines intersections sur cette artère très passante du centre-ville.

Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

« Oui, on creuse, mais ce qu’on souhaite, c’est qu’une fois qu’on remplit le trou, on améliore en même temps l’expérience », a illustré Mme Plante lors d’une mêlée de presse tenue à la Galerie Blanc en fin d’avant-midi, en disant miser sur des « aménagements signatures ».

Les travaux projetés sur la rue Sainte-Catherine, évalués à tout près de 17 millions, devraient commencer à la deuxième année du prochain mandat, soit d’ici 2023. Ils permettront surtout de retaper les infrastructures souterraines de la rue, qui « arrivent à la fin de leur vie utile » selon la Ville.

Mme Plante promet de tenir des consultations avec la Société de développement commercial (SDC) du Village pour « déterminer ce que les commerçants souhaitent », en limitant au maximum la durée et l’impact du chantier. « Il faut que l’expérience de magasinage commence dans la rue, pas juste dans le magasin », a-t-elle toutefois martelé, en rappelant sa volonté de ne « pas refaire à l’identique ».

« Sur Saint-Denis, depuis le mois de janvier, on a vu 30 nouveaux commerces apparaître, parce que c’est agréable d’y être. C’est ça, réinventer la rue commerciale », a-t-elle fait valoir, en faisant valoir que son administration a usé de la même logique par le passé sur Saint-Hubert et Sainte-Catherine, dans l’ouest.

1 million pour des projets locaux

Projet Montréal s’engage par ailleurs à injecter 1 million de dollars en plus dans le programme local de soutien aux SDC et associations commerciales dans le secteur du Village, dans le but de « soutenir des initiatives de locaux incubateurs » et « des commerces pilotes » ou encore « d’autres types de projets culturels ou sociaux ». La priorité serait alors donnée aux locaux vacants.

Le parti de la mairesse veut aussi implanter plus de « ressources spécialisées » dans le Village, dont des agents d’accueil, pour renforcer la cohabitation avec les résidents et les commerçants. « Oui, il y a plus de présence policière, mais ce ne sont pas toujours les policiers qui ont besoin d’être là en première ligne », a fait valoir Mme Plante à ce sujet.

Ainsi, l’Équipe mobile de médiation et d’interventions sociales (ÉMMIS), déjà présente dans le quartier, prendra du galon. Une somme de 3,5 millions sera investie pour « élargir » cette unité, mise sur pied au courant du dernier mandat.

La mairesse entend aussi « soutenir » le projet Espace LGBTQ+ dans le Village, qui fait l’objet de discussions depuis plusieurs mois déjà en vue de la construction d’un complexe communautaire, et appuyer financièrement le projet d’une nouvelle installation artistique dans le secteur, qui serait présente été comme hiver. « Il y a de l’intérêt de Québec et d’Ottawa, mais maintenant, il faut mettre tous les morceaux en place », a d’ailleurs suggéré la mairesse, en disant vouloir « consolider la vocation communautaire du secteur ».