Un règlement à l’amiable de 3 millions vient d’être conclu par la Ville de Montréal avec le promoteur des courses de Formule E, pour mettre fin à une saga judiciaire qui dure depuis quatre ans.

Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

Le comité exécutif a autorisé un paiement de 3 millions à l’entreprise Formula E Opérations Limitée (FEO) pour clore le dossier et obtenir l’abandon de la poursuite intentée contre la mairesse Valérie Plante et l’administration municipale.

L’affaire a aussi coûté 400 000 $ en frais d’avocats à la Ville, qui avait embauché deux cabinets externes pour défendre ses intérêts et ceux de la mairesse.

« Soulignons que la défense de la Ville est assumée depuis le mois de décembre directement par des avocats à l’interne du Service des affaires juridiques de la Ville », ajoute un porte-parole de la Ville, Gonzalo Nunez.

La course de Formule E a eu lieu en 2017 dans les rues du centre-ville de Montréal, sous l’impulsion de l’administration de l’ex-maire Denis Coderre, qui a été très critiquée pour cet évènement n’ayant pas obtenu la popularité escomptée. Valérie Plante avait annoncé peu après son arrivée à l’hôtel de ville qu’elle rompait le contrat, qui prévoyait deux autres éditions de la course controversée, en évoquant « un grand fiasco financier ».

FEO a répliqué en déposant une poursuite contre Mme Plante et la Ville, réclamant d’abord 33,1 millions, avant que cette somme soit réduite à 24,8 millions, puis à 16,1 millions.

« Ce règlement de 3 millions par rapport à une poursuite de 16,1 millions est fait aux bénéfices des Montréalaises et Montréalais. Il permet de finaliser cette saga, de réduire les coûts liés à la préparation d’une audience au tribunal et de mettre fin à toute réclamation de FEO », a déclaré le président du comité exécutif, Benoit Dorais, par voie de communiqué.

L’ex-maire Denis Coderre, maintenant candidat à la mairie, n’était pas disponible lundi pour commenter ce règlement.