Pour tenter de régler le conflit de travail qui l’oppose à ses ingénieurs, la Ville de Montréal vient de leur faire une offre globale et finale, qui prévoit des augmentations salariales « significatives », selon un communiqué diffusé par l’administration municipale.

Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

« De plus, la nouvelle offre prévoit une reconnaissance supplémentaire de la qualification des employés possédant une expertise de pointe dans leur domaine », indique le communiqué.

Les 550 membres du Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal (SPSPEM), en grande majorité des ingénieurs, avaient déclenché une grève le 2 juin. Ils y ont mis fin le 27 juin pour laisser place à la négociation. Ils sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2017.

Leur grève a eu un impact sur certains chantiers de la Ville de Montréal.

« La rémunération que nous offrons est juste, équitable et surtout, compétitive. Elle nous permet d’assurer la rétention de nos scientifiques, tout en permettant un recrutement de candidats de haute qualité afin de mener à terme nos ambitieux projets. D’ailleurs, le nombre d’ingénieurs travaillant à la Ville n’a cessé de croître, avec une augmentation de 30 % au cours des cinq dernières années », affirme Benoit Dorais, président du comité exécutif et responsable des finances et du capital humain.

Dans une déclaration envoyée par courriel, la présidente du SPSPEM, Marie-Ève Dufour, a souligné n’avoir reçu l’offre de la Ville qu’à 14 h 45 vendredi. « Le syndicat va prendre quelques jours pour l’analyser », a-t-elle fait savoir.