Même si trois fusillades ont secoué, encore une fois, les quartiers Montréal-Nord et Saint-Michel, dimanche, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, assure que les effets de l’équipe dédiée à la lutte contre le trafic d’armes (ELTA) de la police commencent à se faire sentir.

Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

L’ELTA, annoncée en décembre dernier, fonctionne pour le moment à la moitié de sa capacité, avec 23 agents et analystes du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), a mentionné Mme Plante, lundi, en marge d’une conférence de presse.

La semaine dernière, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a annoncé un montant de 5 millions sur deux ans pour combattre la recrudescence des crimes violents. Cette somme servira notamment à l’ajout de personnel au sein de l’ELTA.

« Depuis janvier, beaucoup d’armes à feu ont été saisies par l’ELTA, mais également par les patrouilleurs du SPVM. Les efforts sont en continu à tous les niveaux : ELTA, le nombre de patrouilleurs qui a augmenté, le financement aussi qui a augmenté auprès des organismes communautaires », a-t-elle fait valoir.

« À chaque fois qu’un incident implique une arme à feu, ça nous préoccupe énormément, le travail se fait avec la population pour aller les rassurer, pour aller chercher le plus d’informations. »

Dimanche, trois fusillades distinctes se sont produites à quelques minutes d’intervalle à Montréal-Nord et dans Saint-Michel, entre 19 h et 19 h 20.

Deux de ces incidents ont fait des blessés, deux hommes de 23 et 35 ans, dont la vie ne serait pas en danger, selon le compte-rendu du SPVM, qui estime qu’il n’y aurait aucun lien entre les trois évènements.