Après la manifestation contre les mesures sanitaires et celle pour la journée des travailleurs, une troisième marche, anticapitaliste celle-ci, s’est déroulée à Montréal, samedi après-midi. Elle a rapidement été déclarée illégale.

Léa Carrier Léa Carrier
La Presse

Le coup d’envoi de la manifestation, organisée par la Convergence des luttes anticapitalistes été donné à 16 h au parc Jarry, où se sont rassemblés quelques centaines de personnes.

« Le commerce en ligne et les services à distance prennent leur envol, laissant derrière de nombreuses avec la pauvreté et celles qui ne sont pas à l’aise avec la technologie, a décrié Tania Bérubé, dans un discours sur les dangers du capitalisme numérique. Les crises financières, les guerres, et les catastrophes dont les pandémies sont idéales pour remettre les compteurs à zéro. »

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La manifestation, qui était d’abord pacifique, a dégénéré vers 17 h, alors que le convoi défilait dans les rues. Selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), des manifestants déplaçaient des objets comme des cônes, des barrières et des poubelles pour bloquer la route aux policiers. Des clous ont également été disposés sur l’asphalte dans le but de crever les pneus des véhicules policiers.

À 17 h 20, la manifestation a été déclarée illégale et le SPVM a eu recours à des manœuvres de dispersion afin d’y mettre fin. D’après les premières informations, les protestataires auraient fracassé des vitrines de commerces et lancé des projectiles en direction des policiers.

Le SPVM a procédé à l’arrestation de deux personnes pour possession de matière incendiaire et agression armée. Cinq autres personnes font toujours l’objet d’une enquête pour méfaits et agression armée. Également, deux constats d’infraction aux règlements municipaux ont été rédigés.