L’administration municipale injecte 1,4 million en « aide d’urgence » dans les organismes communautaires du nord-est de Montréal pour tenter d’endiguer la vague d’incidents violents qui y déferle.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

À la réunion du comité exécutif tenu ce matin, la mairesse Valérie Plante a fait valoir que ces groupes font partie de la solution.

« Le secteur communautaire, ce sont les yeux et les oreilles [des autorités], ce sont les acteurs terrains qui sont absolument complémentaires, ils font un travail d’équipe avec les forces policières », a dit Mme Plante. « La violence est liée souvent à des problèmes d’ordre social, d’ordre économique. C’est très complexe. »

Les fonds seront réservés pour des projets dans Montréal-Nord, Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Saint-Léonard et Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension.

Ces centaines de milliers de dollars s’ajoutent aux efforts du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui a récemment créé une nouvelle escouade contre le trafic des armes à feu.

« La violence dans le nord-est de Montréal, il faut que ça s’arrête », a dit la mairesse. « Il y a eu trop d’évènements violents impliquant des armes à feu. »

Mme Plante a appelé le gouvernement du Québec à s’engager lui aussi face à ce problème de sécurité.

L'Opposition officielle à l'hôtel de ville s'est réjouie de l'annonce de mercredi matin, tout en en revendiquant la paternité.

« Ensemble Montréal a talonné l'administration Plante depuis des semaines afin que le Nord-Est de Montréal se sorte d'une spirale de violence par armes à feu », a écrit Ensemble Montréal sur les réseaux sociaux. « Enfin ce matin, la mairesse nous donne raison et agit en investissant 1 400 000 $. Ce n'est peut-être pas la somme totale que nous voulions, mais c'est un pas dans la bonne direction. »