La pandémie fait particulièrement mal dormir les Montréalais, selon une étude de la santé publique de la métropole qui a documenté les habitudes de vie des citoyens au début de la première vague, en mars et en avril.

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

C’est par trois sources de données, dont deux sondages, que la santé publique a pu en savoir plus sur les comportements des Montréalais au début de la pandémie.

Selon la santé publique de Montréal, trois Montréalais sur cinq (62 %) ont rapporté avoir eu des problèmes de sommeil, souvent liés à la détérioration de la situation économique. « Cette proportion est supérieure à celle observée au sein du reste du Québec (56 %) », peut-on lire dans « Le point sur la santé des Montréalais en temps de pandémie.

La moitié des répondants ont par ailleurs rapporté faire moins d’activité physique, bien que 80 % aient souligné avoir fait des efforts pour garder le rythme.

À ce propos, certains sous-groupes ont particulièrement été sédentaires, soit les gens de 35 à 49 et ceux de 65 ans et plus. Les personnes vivant en cohabitation et les parents ont aussi connu une baisse plus marquée de leur niveau d’activité.

Par ailleurs, un Montréalais sur trois a répondu que la pandémie « a eu un impact sur la santé mentale au sein de son foyer ».

L’alimentation a aussi subi les contrecoups du mal-être assez important. Ainsi, 26 % des répondants de la grande région de Montréal ont rapporté une détérioration de la qualité globale de leur alimentation en début de pandémie ; un tiers reconnaissait avoir accru leur consommation de boissons sucrées, de bonbons, de croustilles et de fritures.

À l’inverse, quelques-uns ont décidé d’améliorer leur hygiène de vie. « Certains ont aussi fait plus d’activité physique, mais c’étaient des gens qui étaient déjà actifs », souligne Anne Pelletier, qui a participé à la rédaction du document et qui est responsable du dossier des saines habitudes de vie à la santé publique de Montréal.

« Globalement, les Montréalais préfèrent faire leur activité physique à l’extérieur », souligne-t-elle par ailleurs, mais certains ont jeté un coup d’œil aux applications numériques incitant à bouger.