La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a continué à défendre la nomination de Bochra Manaï comme première commissaire à la lutte contre le racisme, lundi, au conseil municipal.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Le choix de Mme Manaï, qui évolue depuis plusieurs années dans le milieu communautaire et militant, soulève la controverse depuis deux semaines. Dans le cadre de son implication contre la Loi sur la laïcité, elle avait notamment affirmé, il y a deux ans, que le Québec était devenu « une référence » pour les suprémacistes blancs du monde entier.

PHOTO PATRICK SANFACON, ARCHIVES LA PRESSE

La commissaire à la lutte contre le racisme à Montréal, Bochra Manaï.

Il y a 10 jours, le cabinet du premier ministre du Québec émettait lui-même des critiques quant à cette nomination.

Lundi, c’est le chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Montréal qui a obligé la mairesse Plante à passer en mode défensif. Lionel Perez, chef d’Ensemble Montréal, a remis en question la crédibilité et l’autorité morale de Mme Manaï dans la foulée de cette controverse.

Valérie Plante a continué à défendre sa nomination. « Depuis que je suis mairesse, les nominations suivent un processus rigoureux, un processus administratif », a-t-elle dit. « Mme Bochra Manaï s’est démarquée. Le comité nous a dit que c’était la personne qui était choisie hors de tout doute étant donné ses qualifications, son expérience et sa capacité à rallier. »

La mairesse a réitéré que Mme Manaï avait pris conscience qu’en tant qu’employée de la Ville de Montréal, ses déclarations publiques devaient maintenant respecter ses orientations. Elle a ajouté que discriminer un candidat sur la base de ses opinions politiques serait illégal.